I. V. \. C, t. WIIl, p. 3IO
J l(S LA PllOSCRIPTION DES GI1\0\DINS.
en conticnl bien 70, et l'original des Archives nalionales (\ . plus haut, p. 53) en donne 70 aussi. Il faut donc dire « les Soixante-quinze ».
Sur les /|o députés décrétés d'accusation, l( 3 octobre, dix-huit étaient en fuite; un autre, Coustard, fut réservé pour être condamné à paît (le 7 novembre, le même jour que Philippe-Égalité). Vingt et un furent donc envoyés au tribunal révolutionnaire, et leur procès commença le '2f\ octobre.
Mais déjà un de leurs collègues, Gorsas, les avait précédés à l'échafaud. Décrété d'arrestation au 2 juin, il était allé rejoindre Buzot à Gaen (il y était dès le 9), puis, tandis que les autres députés Girondins en partaient à la fin de juillet, « il s'en était allé avec sa fille à Rennes, où il avait des amis^ )). Mais il eut l'imprudence de revenir à Paris (avec un faux passeport), fut reconnu et arrêté le 6 octobre au Palais-Royal, dans le cabinet de lecture que tenait sa maîtresse, Brigitte Mathey. Comme il était hors la loi (décrets du 28 juillet et du 3 octobre), le tribunal révolutionnaire n'eut qu'à constater son identité et à le faire exécuter