‹ La proscription des Girondins, 1793-1795Chapitre 64 sur 153 · LES FUGITIFS. I2(J · texte numérisé non relu

LES FUGITIFS. I2(J

8" Le G déceiiibic, Valad\ était guillotiné sur la place publique de la Claulre, à Périgueux*. Fuo;itif de Paris dès le lojuin, il avait erré en Normandie, en Bretagne, s'était embarqué le '2o septembre pour Bordeaux avec Buzot, Louvct, etc., avait vécu quelque temps caché avec eux à Saint-Émilion dans la maison Bouquev , puis les avait quittés le i ^i novembre pour aller chercher un asile chez a un parent sur riuimanîté duquel il faisait quelque fonds »-. Il fut mal reçu sans doute, ei'ra deux semaines dans la foret de la Double, et finit par être arrêté près de Montpont le :>(S novembre, porteur d'un faux

urn.'i de Rabanl-Sainl Éiien/ie, dit que Rabaul aurait d'abord été mis en arrestation chez lui le 2 juin, qu'il se serait ('nado et réfugié chez un de ses compatriotes dans les environs de \ersailles, et serait revenu à l'aris à la fin de juillel. (Tesl alors (juMI aurait trouvé un asile clie/ un autre de ses compatriotes, « M. de Paizac, catholi(iue g^énéreux, à (pii il avait eu occasion de rendre service ». Suit Tanecdote — controuvéc, semble-t il, — d'après laquelle c'est Fabre d'Kj^lantine qui, informé par un menuisier de la (.k ImMc faite pour llabaut, aurait diripré la perquisition.

Uabaut Pomier fut envo>('' à l.i (lonciergeric linilic/. I. \\\V, p. II).

I. On a raconlé (pTil aur.iil ohicnu, en sa (pialib' dan- < ien olTicier, et par faveui- spéciale de Houx-Fazillac, ((ui avait été jadis son compagnon d'armes, d'être fusillé. Les pièces de son procès détruisent celte légende. Voir Le tribunal crimivri et rf'mlufionnaire de hi Dordogne (Péri gueux, 1880).

■>.. Mrm. dr Loiii'i'l, 1. I. p. 2-i-Ji.

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passeport. Amené à Périgueux, il fui nconmi par Roux-Fazillac, le représentant en mission. Dès lors, le tribunal criminel du départemenl. après avoir constaté son identité, n'eut plus qu'à ordonner de « le livrer à l'exécuteur des jugements criminels )) (5 décembre), sentence qui fui exécutée le lendemain.

9" Le 8 décembre, Noël, député des Vosges, est exécuté à Paris. C'était un vieillard de soixantecinq ans, aim de Barbaroux (ils logeaient dans la même maison) ; il est plusieurs fois parlé de Noël et de ses filles dans les lettres que Barbaroux écrivait de Caen à Lauze-Deperret^ C'est sans doute la saisie de ces lettres qui motiva la mise en accusation de Noël au 3 octobre. Il prit alors la fuite, pour aller se cacher dans le Jura et de là gagner la Suisse. Il voyageait à pied, muni d'un faux passeport au nom de J.-B. Morel du Tillot, lorsqu'il fut arrêté dans le village de Russey, près de Saint-Hippolyte, le 22 novembre. Son collègue Bernard (de Saintes), alors en mission à Montbéliard, l'expédia à Paris^ La condamnation à mort n'était pas douteuse.

10" 21 décembre. Exécution de Grangeneuve à Bordeaux. Décrété dès le 2 juin, il s'était soustrait

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