Tuetey, t. VIII, n
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aux recherches, d'abord sans quitter Paris*, puis en se réfugiant à Bordeaux. C'est là qu'il fut découvert, caché chez un menuisier, et, étant hors la loi, envoyé à la mort après constatation d'identih' .
II" Dechézeaux , auquel on ne pardonnait pas ses courageuses protestations et sa démission, fut arrêté au commencement de 179^ dans la Charente-Inférieure, où il s'était retiré, traduit devant le tribunal révolutionnaire de Rochefort, condamné et exécuté le 18 janvier.
12" Le 19 mars, Masuyer. Décrété d'arrestation le 2^1 juin comme complice de l'évasion de Petion, décrété d'accusation le 3 octobre, il avait trouvé un asile sûr et était resté six mois sans en sortir % lorsqu'il se risqua à aller voir son ami Bosc, retiré dans une chaumière de la forêt de Montmorency. En rentrant à Paris, il fut arrêté au pont de Neuilly, reconnu, conduit au tribunal révolu-
I. Le 17 juillet, on avait In à la Convention une lettre de lui, dans laciucUe, réclamant contre sa mise hors la loi, — en quoi d'ailleurs il se trompait, n'ayant pas été nommé au rapport de Saint-Justdu 8 Juillet, — il déclarait n'avoir pas quitté Paris. D'autre part, les administrateurs de police de Paris semblent avoir entretenu un gendarme auprès de de lui, du 3 juin au 29 juillet (Tuetey, t. \1I[. !»" .'^oOq, '.^■a\()). Fout cela est bien confus!
a. Aulard, Saint public, t. IX, p. 591. Lettios d'\sal3eau et de Taliien, du 22 décembre.
:i. H.iillcul, Almanach des bizarreries humaines, p. 7i
l3:! LA l'l\OS(;iUI'TIO\ DES GIHONDI.NS.
tioniiairc, (|ui le fit exécuter le même jour, sui' simple constatation d'identité. C'était la première application du décret du i.S mars 179/1, 4*^*^ mettait hors la loi tous les contumaces, mesure odieuse sur laquelle je reviendrai plus loin.
t.'V' Enfin Guadet, Salle et Barbaroux sont guillotinés à Bordeaux, les deux premiers le 19 juin, J^arbaroux le !^5. Je ne raconterai pas ici la tragique odyssée qui les avait conduits de Caen à Quimj)er, de Quimper à Saint-Kmilion, les semaines passées dans le souterrain de la maison Bouquey, chez le curé de Pomerol, village voisin de Saint-Emilion ', dans le grenier du pauvre barbier Troquart. C'est un sujet émouvant qui se suffirait à lui-même et qui dépasse le cadre de cette étude, plutôt statistique.
Inutile de rappeler que leurs compagnons de Saint-Emilion, Buzot et Petion, s'étaient tués en pleins champs quelques jours auparavant, le 17 juin.
Les fugitifs qui survécurent à la proscription sont :
Andréï (déc. ace, 3 oct.).
I. Voir J. Guillauiiic, Procès-verbaux du Comité d'instruction publique, t. VI, p. 618.
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Bergocing (hors la loi, !:>8 juillet). La Iradition, recueillie par M. Vatel', dit qu'il passa tout le temps de la persécution caché dans les grottes de Sainte-l^résentine, près La Réole, oii une femme de service dévouée lui portait sa nourriture.
Bonet (déc. ace. .*> oct.). Il avait réussi à passer en Suisse -.
Bresson. Ilahitant, comme ?soël, la même maison que l^arbaroux, il avait disparu depuis le '.>. septembre lyi).') '.
Chasset. Sorti de Lyon le ^>.'.^ juillet, il avait d'abord passé en Suisse, puis semble avoir erré au loin. Les Mémoires de Fonvirlle ' prétendent (ju'il aurait été chirurgien sur la Hotte anglaise de la Méditerranée. Une tradition recueillie à V illefranche-en-Beaujolais, son pays natal {JouriKil de \ Ulcf l'anche du i^j juin i (S 40), le fait du moins chirurgien à Constantinople. Ce qui est certain, (!'('sl f[iie celte période de la vie de Chasset reste fort obscuie.
Defermon. Décrété d'accusation le 17 juillet, fugitif. Hors la loi le 5t8; il se réfugia à Bennes et s'y lint cachéjusqu'à ce que la Terreur eut pris fin.
I. aiifirlollc (le (j)rd(iy cl les Girondins. [. III. p. ()r»<s. ■>.. Mrin. (le f)nl(itirc, p. '^'i'^, 37<S, de. :\. TiicIcN. I. Mil, n" 3'i7r).
\. T. Il, pp. ^i-y r>5/i, c\ l. III, p. 71». Il es! vr.ii (pic l'on vielle passe pour un inipudont njcnlem .
Delahaye. Député de la Seine-Inférieure, il avait rejoint à Gaen les Girondins fugitifs, les avait suivis en Bretagne, mais les avait quittés de bonne lieure, et était resté caché dans les Gôtesdu-Nord. On l'accusa plus tard d'avoir combattu dans les rangs des Ghouans. Mais il semble bien ([ue c'était là un faux bruit*.
Doulcet fut caché par M""'" Lejay, la femme du libraire, l'ancienne maîtresse de Mirabeau, qu'il épousa ensuite.
Dulaure, décrété d'arrestation le 21 octobre, réussit à passer en Suisse, par le Jura, grâce aux indications données par les députés de ce département, et notamment par Ferroux^
Duval, parti pour le Galvados en juin 1793. On perd ensuite sa trace.
Gamon, décrété d'accusation au 3 octobre, avait réussi à s'évader sans que l'on puisse discerner si c'était avant ce décret ou après ^
Giroust. Il errait en Bretagne. (Voir plus loin, aux Appendices).
Hardy. Je ne saurais dire la date de son évasion. Décrété d'accusation le 3 octobre, il devait sans doute être déjà en fuite.
Henry-Larivière. A la fin de juin, il se trouvait