I.)U LA PUOSCRIPTION DES CIUONDINS
3 octobre, au président de la Convention, ainsi qu'une lettre du lo décembie, du même Isnard, adressée « aux trois Comités de gouvernement w, — Comités de salut public, de sûreté générale cl de législation, — présentant cette même apologie'. Et pourtant Isnard, contumace, n'avail pas, pour atténuer sa piteuse attitude, l'excuse d'être prisonnier!
Non moins attristantes sont les lettres écrites par plusieurs des détenus à Robespierre, au « maître de riieure », par lequel ils croyaient avoir été sauvés le .') octobre. M. liamel en a donné des extraits dans son ïli.s/oirr de Robespierre^. Le '2'2 octobre, cest (iarillie; le lo novembre, Salmon ; le i5 novembre, Blanqui. Le 18 janvier 179/1, ils sontsepl, Blad, Delamarre, Hecquet, Quéinnec, liiiault, Saint-Prix et Vincent, qui expriment à Robespierre leur reconnaissance, « pour l'opposi-
1. Pièces publiées par M. Dauban, La déningoyu' à Paris, pp. 445-449-
2. Tome llf, p. 107 lôg. — Toutes ces lettres, tirées de la collection Portiez (de l'Oise), firent ensuite partie de la collection de Benjamin Fillon et furent communiquées par lui à M. Hamel et à Louis Blanc, qui en a tiré parti. (Hist. (le la Rèvol, t. XIll, p. 194.)
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lion généreuse que tu tbrmas, le 3 octobre, à V accusation proposée contre nous ». Le i/| mai, c'est Dabray ; le 1 4 juin, Girault : « 0 toi qui, /rois fols, nous a garantis de la fureur des hommes cruels qui demandaient nos têtes I » Enfin, le 2 1 juin, c'est une lettie de trente et un des détenus de La Force (pii remercient Robespierre et sollicitent son appui, ^« quoique nous te devions déjà beaucoup ».
Voici les noms de ces l renie et un signataires de la lettre du 21 juin :
Blad, Blaux, Bohan, Corbel , Dabray, Delamarre, Dubusc, Dugué d'Assé, Dusaulx, Fleury, Garilhe, Çuiter, ïfec([uet, Laplaigne, Laurence, Laurenceot, Lefebvre (Seine-Inférieure), Marbos, Mercier, Obelin, Olivier-Gérente, Periès, Peyre, Quéinnec, hichon, Royer, Ruault, Salmon, Serre, Varlet, Vincent'. Et il y avait parmi eux, hélas! plusieurs protestataires du 2 juin...
Cette date du 21 juin dil beaucoup : c'est au lendemain de la fête de \'\-Aiv suprême (8 juin) et de l;i Iciiible loi du 22 prairial (10 juin) que se produil cette manifestation collcclive de la moi-
I. Mentionnons encoro : uno Icllro de (îuitcr. sans diilc, ot uno lottro do Dusaulx à David, son collèjjfuc dans la dépulation do Paris, du (3 octobre 1798 (Tuctey, t. l\, n" 118), pour réclamer son intervention comme memhro
du Comitr' de sùrofo frônorale.
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tié des détenus de La Force. On allendait le dictateur et le sauveur.
Les prisonniers pouvaient bien s'humiliei, alors que des hommes de la Plaine, jouissant, eux, de toute leur liberté, flagornaient le maître. Voyez la lettre que lui écrivait Durand-Mail lano, le 27 février 1794, lettre basse s'il en fût*. Durand- Maillane qui, au 9 thermidor, mènera la Plaine à l'assaut! Voyez aussi la fameuse avance de Boissy-d'Anglas à Robespierre : « Robespierre, parlant de l'Être suprême au peuple le plus éclairé du monde, me rappelait Orphée enseignant aux hommes les premiers principes de la civilisation et de la morale, et j'éprouvais un plaisir inconcevable. » (Boissy-d'Anglas, Essai sur les fêtes nationales, publié le 12 messidor an II, 3o juin i7y4; — cité par l?ulard, Les orateurs de la Révolution, t. I, p. 157.)