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Robespierre intervinl-il? C'est bien douleux. Il n'allait plus guère au Comité de salut public, et moins encore au Comité de sûreté générale, bien qu'il y eut ses amis David et Lebas.
D'ailleurs, la situation était contradictoire; assurément, si les détenus avaient pu attendre cpielquc bienveillance, c'aurait dû être de la municipalité de Paris, toute dévouée à Robespierre', cl par suite de ses administrateurs de police qu'elle avait dans sa main. Or, c'est précisément de ces administrateurs que leur venaient les pires avanies ! Par contre, ce même Comité de sûreté générale, qui jusque-là s'était toujours montré si dur pour eux, allait se mettre à leur prodiguer les attentions et les soins !
Quoi qu'il en soit, devant leurs plaintes, les administrateurs de police Benoît, Bigant et Teurlot décidèrent de les transférer dans une autre prison. Ils donnèrent pour motif, quand le Comité de sûreté générale leur demanda des explications à ce sujet, qu'ils craignaient de voir se produire à La Force un soulèvement des prisonniers de droit commun% nourris en régie, à huit sous par jour, contre les détenus politiques,
1. Payan, agent nalional (à la place de Chauinelte), de puis le 28 mars. Lescot-FJeiiriot, maire de Paris (à la place de Pache), depuis le 10 mai.