‹ La prostitution à ParisChapitre 46 sur 59 · PAT SU · texte numérisé non relu

PAT SU

L'histoire nous prouve à quel point Ia. société: à tou- ÿ

jours été révoltée du dégoütant spectacle de la pros-. titution publique : elle nous la montre comme une. source intarissable de scandales, de délits ét de CTI mes; à la seule exception du Japon. où-élle est en honneur, toutes les nations civilisées l’ont toujours

poursuivies et punies de peines plus ou moins sé" vères, et flétrie du sceau de l’infamie 11 n’est pas nécessaires d'être époux ou-pére pour sentir tous les fu-*

PoridntÉ, d'a déeilé 9.4 at,

nestes effets de la prostitution: il suffit d'avoirune à mere et de réfléchir combien 16 sexe auquel-elle ap

LES PROSTITURES fie DO:

LE artent se trouve dégradé par Ia condition et les habitudes de la prostitution, qu'on peut envisager COIMme le plus grand contre-sens de ia nature.

Les maladies affreuses que la prostitution propage depuis quelques siècles et la crainte d’une contagion inévitable ont-elles diminué le nombre des prosti- | tuées ? Non, assurément (1); tout nous prouve, hé- .. Jas! que la certitude de maux encore plus grands ne le diminuera pas, et que, sous ce rapport, lhomme: dominé par les besoins etaveuglé par les passions est plus stupide et plus imprévoyant que la brute.

(1) Un autre volume, complément indispensable dé celui-ci, traite la question de la prostitution parisienne au point de vue médical: Car, dans ce premier volume, on n’a pu faire entrer que les chapitre : de cette vaste étude qui se rapportent spécialement aux prostituées envisagées sous le rapport du bon ordre administratif.-

Vo'ei un aperçi des divers sujels exposés et examinés dans l'au re volume qui va paraître nt

De l'influeuce que peut avoir sur la santé générale des prostituées l'exércice d: leur métier. Considéralions générales. Pertes utérines, tameurs et abcès des grandes lèvrés, fistules recto-vaginales, cancers de l'utérus. Gonvulsions et affections spasmodiques obsérvées chez les prostituées de Paris. Particularités relatives à leurs eas d'ahénation mentale. De quelques infirmilés congénila (ales qui, bien que singulières, n'empêchent pas les prostituées d’éxer- -cer lèur métier. Fréquence et nature des maladies générales et .

communes chez les prostituées. — Vermine des prostituées : Le sarcopte et la gale, le pou vénérien et la phthiriase,

Les prostituées de Paris considéréss dans leurs rapports avec . la garnison Paris moins pernicieux à la santé des soldats que les. autres villes de garnison. Recherches faites dans lintérêt des Ps jeunes iroœupes. *::

. Le Dispensaire et la Visite sanitaire des prostituées, soins donnés aux filles soumises trouvées malades, ainsi qu'aux pros- tituées cland:stines, surprises en flagrant délit de raccrochage et reconnues vénériennes. La Syphilis et sa contagion, maladie - plus redoutable que la Peste. Considérations générales sur la né-

‘cessilé de surveiller la santé des prostituées. Les divers modes . de surveillance et de visite. Ce qui se pratique à l’époque actuelle. Des qualités indispensables aux médecins chargés de la surveillancesanilairs des prostituées. Nombre annuel et détails des visites Sanitaires. Résultats de c:s visites; proporuon variable dans laquelle se présentent les maladies vénériennes; addilions importantes à ce qui a élé dit dans le premier volume, au sujet des . maisons de tolérance. Statistique comparative de l'infection SY- phylitique chez les filles de maison, les fill.s isolées, les filles

insoumises ou clandestines. Les excès et les désordreé du carnaval, le froid de l'hiver, la chaleur de l'été, la prospérité et la dé- > tresse publiques, sont-ils capables d'augmenter, chez les prosti- . ‘46e d’ une sos ville, le nombre des maladies FÉRETONRES À

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DD Te LES PROS'ITUEES

À défaut de l’expérience générale et de tous les. temps, ce fait suffirait à lui seul pour démontrer. l’inutilité des lois prohibitives de la prostitution, ” parce qu il n'est pas au pouvoir de l’autorité de l’ané-. antir. Les prostituées sont aussi inévitables, dans

une grande agglomération d'hommes, que les égouts, les voiries et les dépôts d’ immondices : la conduite de

l'autorité doit être la même à l'égard des uns qu'à

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l'égard des autres; son devoir est de les surveiller,

d'atténuer par tous les moyens possibles les incon-

vénients qui leur sont attachés, et. pour cela, de les” canaliser en les reléguant en des lieux cachés, ou,en d'autres termes, de rendre leur présence aussi ina per- s

çuc que possible.

Cette conclusion déplaira peut- être à quelques moralistes sévères qui, du fond de leur retraite,

croient pouvoir juger la conduite de ceux qui sont

placés au timon de la machine sociale, et qui les rendent responsables de tous les maux qui subsistent.

Respectons cette opinion, qui part d un bon principe, |

La syphilis plus fréquente et plus grave chezles filles insoumises

que cbez les autres prostituées Des prostiluées d> province, qui,

ayant été infectées dans leur pays, v ennent se faire soigner à

Paris. Quelques prostituées sont-elles exemptes d- la contagion

vénérienne ? l'e la difficulté que présente dans quelques circonstance*, chez les prostituées, le diagnostic des maladies syphiliti= ques,conduite prud nte que doit tenir le médecin, quand un deces

cas se présente. La gravité de la maladie vénér ienne chez les prost'tuées resle-t-elle stationnaire ou tend-elle à diminuer ? L'âge, les

saisons et les habitations influent-ils sur la nature des symptômes À

vénériens ?

Des Hôpitanx consacrés au traitement de la Syphilis. Complé- =

meut nécess’ire à ce qui a été dit dans le premier volume, au

sujet de Saint-Lazare. L’Hôpital du Midi, spécialement destiné

aux hommes. l'Hôpital de Lourcine, lieu de traitemeut des vé-

nétiennes dites «femmes du civil». La Maison Municipale de …

Sunté, et sa clientèle de filles galantes de la classe élevée.

La P lice Sanita re. Des inspecteurs chargés de la surveillance 5 et de l’srrestation des prostituées. Projet de soumettre à une vi-

sile les souteneurs et autres mauvais sujets.

L’A dminist atin peut-el e et doit-elle favoriser l'emploi : des .

moyens réservateurs de la Syphilis?

Les personnes qui désirent se procurer ce serond volume, et qui 2e ne le trouveraient pas chez leur libraire habituel, sont informées

que M. Pierre Fort, éditeur, 46, rue du Temple, à Paris, le leur … expédiera, sur leur ‘demande. accompagnée d'un mandat-pos'e de …

deux francs ci: tquanle. L'envoi est fait franc: par la poste, en

paquet recommaindé, ce qui assure son arrivée directe aux mains

de l’ache'eur, ct le volume est cuveloppé d'un épa's paqnetage.

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