RÉSOLUTIONS DE L'ACADÉMIE DE IIEDECINE
service spécial pour le traitement des affections vénériennes, et les locaux affectés à ce dit service seront aménagés suivant toutes les règles de l'hygiène.
Reformes de i' enseignement.
- Ouvrir librement tous les services de vénériens ou de vénëriennes (y compris ceux de Saiùt-Lazare) k tout étadiaot en médecine jusUllant de setz: scriptions.
XV. — Il est désirable qu'on eiige de tout aspirant au doctorat, avant le dépôt de sa tlièse, un certificat de stage dans un service de vénériens ou de vénériennes.
XVI. — Atlrihuer au concours, el au concours esclusivement, !e recrutement de tout le personnel médical chargé dn traitement des vénériennes à Saint-Lazare (ou dans l'asile hospitalier qui sera substitué à Saint-
XVII. — Attribuer au concours, et au concours csciugivenienl, le recrutement du personne! médical chargé du traitement et de la surveillance des filles inscrites au dispensaire de salubrité publique.
XVIII. — Les membres des jurjs des divers concours dont il vient d'être question seront choisis parmi les tnembres des corps scientifiques suivants : les membres
e l'Académie de médecine, les professeurs et agrégés de la Faculté de médecine, îes médecins, chirurgiens et accoucheurs des hépilaux, les médecins titulaires de Saint-Lazare, Le jury sera nommé par le préfet de police, sur la présentalion du doyen de la Faculté de I médecine.
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SyiiUilin dam l'armée et dans la marine.
XIX. — Amener la rigoureuse exéciilion des règlements militaires, notamment eu ce qui concerne les visites de santé, la reclierche des foj'ers de contagion, l'abandon de toute mesure disciplinaire & l'égard des Bo'dats affectés de maladies vénériennes.
XX. — S'efforcer de combattre les progrès incessants de la prostitution clandestine, d'une pari en éclair; les soldats sur les dangers de cette prostitalion spéciale, et, d'autre part, en réclamant le concours des autorités civiles pour l'assainissement de certains foyers de conlaminalion, soit dans les villes (débits de vins), soil aux alentours des camps.
XXI. — Assurer aux soldats syphilitiques, dont le traitement a été commence à l'iiâpital, la possibilité de continuer à leur corps, et sous la direction des médeciis de leur régiment, le trailemcnt ultérieur nécessaire 1 leur guérison.
XXil. — En ce qui concerne la marine, il est à désirer qu'à bord des bàliments de guerre une visite médicale de l'équipage soit faite avant l'arrivée dans chaque port, alin d'interdire la communication avec la terre des hommes qui seraient contaminés, toutes les fois que 11. durée de la traversée rendra celte mesure nécessaire.
XXIII. — Il est absolument essentiel que dans toutes ^es villes du littoral, notamment dans les grands ports de guerre ou de commerce, un service régulier et rigoureux soit institué pour la surveillance et la visite médicale des prostituées, en vue de prévenir les contaminations que contractent si fréquemment les marias dans les porls de reléche ou de débarquement, et que les filles reconnues malades soient traitées k l'hâpital jusqu'à guérison complète des accidents transmissiblei-
Conformément au désir gne vous matei «primé par TotreleHredu ii décembre, j'ai l'honneur de vous coniniquer les renseignements que j'ai pu recueillir sur place concemanl la ailuation légale et sanitaire de la proslitution à Vienne.
Bien que de toul temps l'antique capitale de l'empire d'Autriche ail eu eu abondance des filles publiques de toutes catégories et de toutes espèces, c'est tout récem-
(1) Nous appclojis l'altentJDn «ur les deui rapports suiints, qu'un de dos plus distiagu^'s coufrtrefl, M. Knhn- Abresl, ■ bien voulu noua adresser sur le régime de ta prostitution à Vienne et & Cuda-Pesth. Bien que nous dc BOUS BSBociion.' pas i toutes les iàéoe qui y sont exprindcB, Us consliluGut des documents précieux. Nous adrrssnns Di Kohn Abrest nos reme rc lu m ents. Ou consultera également .avec intérêt l'article de M. le D' Vaquez, la Proslitution et la lypbilis à Vienne (Builelin mMical, 5 et 8 février 1888, el le vre de Reuss, La Protlitulioti au point de vue de l'hygUne tt de l'adminûtrolion en Frant-e et à l'étranger, p, at9J.
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ment que des mesures oot été prises pour surveiller d'âne façon pennuieate les prostiluées, les soaœcttrc à use r^lenenUlion et enfin présener aulant que posfible le psblîc de Ift conLagioa sjpliililique.
AtuiI i&iS. les filles «Uieol, comine cbacuD du resle, MMUnises i l'aHiitraire de la police. Lorsqu'une femme de mœurs Itères causait du scandale ou s'attirait d'une façon quelconque le cooiroux de l'aulorilé, elle était emprisonnée el aouTCiit baltae de verges. En cas de récidive on doublait la dose-
Après les éTénemenls de 1848, une réunion de médecins débattit les mojeDs de réglementer la proslïtnlioa et de diminuer le péril sjphililique. Un chirurgien fort réputé alors, M. le docteur Kusser, proposa, dans une conférence utt hoc, d'introduire à Vienne les maisons de tolérance. Mais le ministère de l'Intérieur s'opposa de la façon la plus absolue à la créalton de ces élablissements qu'il regardait ciimme élant la preuve d'une complicité de l'État dans l'exercice de la débauche. Depuis cette époque, toutes les tentatives qui ont été faites en vue de la création de maisons de tolérance à Vienne el dans les autres villes de l'empire ont échoué. Les ministres ont changé assez souvent, mais la théorie est restée la même,
Le conseil municipal de Vienne, dont l'aulonomie a été consacrée en 1861 lors de l'introduction du sjsiéme conslitutionnel en Autriche, a toujours considéré comme un devoir de réclamer de la part de l'Étal — seul compétent en cette matière — le règlement de la prostilulion publique, la répression delà prostitution clandestine et surtout des mesures pour arrêter la propagation dos miiladics syphilitiques qui causaient les plus grands ravages parmi la populalion.
Dos commissions (purement consultatives, il est vraî)