ASSEYES
sept commissariaU de dislrict de la ville de VicDoe ou des ftiubourgs. Au bureau ccQtral siège ud commissaire de police spécialement chargé de lout ce qui se rapporte à ce qu'on appellerait à Paris le fcn'i'-e des M'inirs. (Le commissaire chargé de ce départe tnen t, et qo î s'est mis très gracieusement à ma disposition pour les renseîgnementa dont j'avais besoin, est M. Weiiibrenner, un des foQCtionnaires les plus distingués de la ^lolice viennoise.)
Dans les commissariats de district, c'est ordinairemenl un des employés les plus âgés et les pins expërimenlés qui est chargé de ce service.
Lorsque la fille a déclaré vouloir se faire inscrire, l'employé dresse, sur un formulaire imprimé, semblable à celui que j'ai eu l'honneur de vous envoyer le 31 décembre dernier, un proeés-verbal d'inscription.
Dans cette pièce est consigné le nom de famille, prénom et "obri'juet de la lillc inscrite, son Age, lieu de naissance, son domicile et la profession qu'elle exerçait précédemment. Un signalement est joint à tous ces dt- Inils.
Lorsque ces différentes rubriques ont été remplies, t'craptoyé de police Hl & talille ks paragraphes relatifs aux visites sanitaires, et attire son attention sur les peines disciplinuires qu'elle pourrait encourir en ne se codformant pas b toutes les dispositions légales. Afin de bien constater que ces dispositions ont été portées k la connaissance et qu'elle s'engage à les observer, la QUe doit signer le procès-verbal qui, dans le langage ndminislratif, est qualifié de Verppichiiing$ protoknH (procèsverbal, engagement). Le proci-s-vertial est joint- aux. autres pièces do In même nature qui forment un volume dans chacun des commissariats de police. Lorsqu'une fille cliange de domicile, elle est toujours tenue de provenir la police de cette mutalion, le procés-verbal qui cona-
un DE LA PM»nnm(Mi a nonn
Y tate son identité et qui conatilae son èlat eit Ifaaimis an commissariat da di.'trict où se IrooTe son nooTeau logement. Un autre ■ Tolsme ■ est composé de fiches (Vormerkebldlleri où sont consignes les noms et domiciles de la flite arec les observations sur sa condaile et
[notamment les peines qn'etle enroort.
* II. VISITES sisiTAiaBs. —Lorsqne le procès-verbal d'engagement a été signé, la fille reçoit des mains de l'employé de police iiii carnet de finl^ semblable à celui qne je vong ai envoyé le 3t 'K-cembre dernier. Snr ce carnet doÏTent Stre consignées les risites da médecin, qni se renouTcllent ika^ fois pnr semaine, el aa besoin tous les jours. La signature do médecin attestant l'étal Tarorable du sujet constitue pour la fille la liberté d'eierrer son mélier.
I La TJsile a lieu soit chez le médecin, soit au domicile r de la Slle. Dans le premier cas, la fille doit payer une redevance de 30 kreulzers (I fr. 25 c); dans le second cas, de 3 florins (i fr. 30 c.j pour chaque visite. Il ne m'appartient pas de me prononcer sur la convenance et la justesse de ce mode de rémunt-ralion. Il eiiste; il I forme pour une catégorie de médecins noe source abon- I danle de revenus, et les filles semblent trouver celte dëpense très naturelle. Celles qui ue voudraient pas s'y astreindre doivent se rendre à l'inlîrmerie de la prison, et se faire visiter par le médecin des détenus.
Depuis IK7!>, seuls les médecins attachés au commissariat de police liui sont ici le service des médecins de l'Assistance publique) sont autorisés fi constater par des certificats valables, l'état de leurs •■lienles. Mais comme lombre de ces médecins est trop petit pour faire face L«ui exigences réglementaires, la direction de la police l'est réservé le droit de désigner on certain nombre de
mèdecÎDS, poar suppléer et remplacer les pratideoe officiels. Les postulants ne manquent pas, et lorsqu'une place est vacaote, la police peut choisir parmi une longue liste de candidats. Aucun médecin ne peut avoir plus de soixante clientes. Lorsqu'une des lilles conUées & ses soins s'est soustraite â la «isile réglementaire, il est tenu d'ea Larormer sans relard le coromissarial du district.
Lorsque la visite a eu pour résultat de constater une maladie contagieuse, le médecio doit retirer le carnet & la fille, et l'euTojrer au commissariat avec une note oïl il consigne la nature de la maladie, et indique dans lequel des trois hôpitaux de l'Ktat sa cliente doit se rendre.
H n'eïisle pas en effet d'iiôpital spécial pour les maladies vénériennes, mais chacun des trois hûprtaui i Allgcmeines Krankenhaus, Wiedener Spital et RodoKssIiftung, a des salles dites fermées affectées spécialement aux individus des deux sexes atteints de maladies Ténériennes. Lorsque la UIIg a été considérée comme guérie, le directeur de l'hôpital doit en avertir le commissariat de police du district où la fille a demeuré précédemment, afiQ que i'emploj'é chargé du service signe l'exeal, et rende à la fliie le carnet de santé qui lui avait été retiré lorsque la maladie avait été constatée. En même temps, la fille doit déclarer si elle rentre dans son domicile précédent, ou si elle compte en choisir un nouveau.