‹ La prostitution clandestine à ParisChapitre 8 sur 131 · PREFACE XI · texte numérisé non relu

PREFACE XI

nution dos maisons publiques, je fais ressortir l'augmentation des maisons clandestines; je cite la nombreuse série des victimes innocentes de la syphilis. Dans une cinquième partie, je montre, d'après les statistiques officielles anglaises, les désastres causés dans l'armée de cette nation, par l'absence de réglementation; j'établis une comparaison entre ce qui se passe en Angleterre, pays de la liberté de la prostitution, et ce qui se produit dans les armées des nations où la prostitution est soumise à des mesures hygiéniques. Ces recherches, très importantes, ont été nombreuses, en raison même de la nécessité d'une démonstration rigoureuse. Enfin, dans la sixième partie de ce chapitre, je me suis occupé de ce qui s'est produit en Italie sous l'influence de la loi Crispi, qui abolissait la réglementation. J'ai signalé l'augmentation progressive des maladies vénériennes et la nécessité où l'on s'est trouvé d'enrayer la marche ascendante de la syphilis, après un essai désastreux de la liberté de la prostitution.

Je ne saurais oublier que c'est dans les archives de la Préfecture de police que j'ai recueilli de très nombreux éléments pour mon travail. Je dois adresser tous mes remerciements à M. Lozé, ancien Préfet de police et à M. Lépine, Préfet actuel, pour la bonne grâce qu'ils ont mise, l'un et l'autre, à me laisser toute latitude dans Fétude de cette grave question.

En donnant la preuve d'un sérieux et sincère libéralisme, ils m'auront permis d'éclairer le public sur certains points et de montrer que la légende est souvent bien loin de la vérité.

Juillet 1896.

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