‹ La Protection de la MaternitéChapitre 1 sur 38 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

De toutes les questions dont l'actualité pressante s'impose aur méditations de l’économiste et à la sollicitude du législateur, une des plus graves, peut-être même la plus importante, est celle de la protection de la maternité.

Elle nous paraît d'autant plus digne d'être étudiée, que le mouvement profond qui s'est dessiné depuis longtemps en faveur de la protection de la mère, s'accentue de jour en jour, et commence, depuis déjà quelques années, à se traduire par des mesures législatives, élaborées, il est vrai, trop lentement, mais, en somme, d'une incontestable utilité. Nous citerons notamment, parmi celles-ci, la loi du 26 Novembre 1909 et celle du 15 Mars 1910.

En outre, la Chambre et le Sénat sont saisis de propositions de loi sur ce sujet : dans la première de ces assemblées, c’est celle de M. Louis Marin ; dans la seconde, celle de M. Paul Strauss.

D'autre part, plusieurs congrès, cette année même, se sont occupés de ce problème social, dont s’est émue également l'Association nationale pour la protection légale des travailleurs.

Nous avons pensé qu’il pouvait être intéressant de faire état de tous ces efforts, d'en faire comme une revue, d'autant

mieux que cette étude nous permet d'envisager, ce qui n aurait pas été possible il y a seulement cinq ou six ans, un système complet de protection englobant toutes les catégories de travailleuses.

Mais de multiples questions se posent ici ; nous essaierons d'en exposer la nature et d'en indiquer la solution, en nous bornant à l'examen des mesures protectrices à instituer avant, pendant et après les couches.

Dans un premier chapitre, nous examinerons la nécessité de la protection de la maternité, telle qu’elle nous apparaît, à la lueur des études du corps médical et de la statistique.

Dans un deuxième chapitre, nous verrons d’abord de quelle manière est organisée actuellement la protection de la maternité, notamment par les moyens de l'Assistance publique, et aussi par les institutions innombrables dues à l'initiative privée ; nous dirons ensuite ce que le législateur a fait dans ce même but.

Dans le troisième chapitre, nous étudierons les différentes questions que soulève notre sujet.

Enfin, dans un quatrième chapitre, nous examinerons les différentes propositions de loi, dans l’ordre de leur élaboration.

Nous pourrons ainsi établir en connaissance de cause notre

jugement et en tirer la conclusion qui nous paraîtra la plus conforme aux principes sociaux, au droit et à la raison.

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