Id, p. 8x, La résolution socialiste
« nationale. Dans ce but une Cour de justice sera instituée « auprès de l'Union des Nations, pour trancher les questions « nationales ».
La Conférence socialiste d'Amsterdam (avril 1919) a expli- « citement adopté cette manière de voir à l'égard des Juifs : « Représentation du peuple juif au sein de la Société des « Nations » (). k
Telle est, dans cette matière, la formule extrême du socialisme : non point protection unilatérale des minorités juives dans le genre de celle qui fut établie au Congrès de Berlin en faveur des Juifs de Roumanie ; mais organisation de la nation juive dans le cadre général « du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes » et de la Société des Nations (°).
Cette organisation ne peut se faire que dans une forme toute nouvelle, qui heurte les conceplions classiques. La nation, jusqu ici, s’est constituée par l'Etat, et a eu, comme point d'appui, besoin d’un territoire. Au contraire, la nation juive ne peut se constituer qu’au dessus des Etats et indépendamment des territoires.
Il faut la prendre à sa base : dans chacun des pays où les Juifs sont massés, application du système de la personnalité. Commune juive, conseils juifs du district, du cercle de la province, chambre nationale juive : chacun dans le rayon de sa compétence, s’occuperont en propre des affaires juives (°). Et, au-dessus des chambres nationales juives des divers Etats, le Congrès mondial juif, par ses représentants élus à la Société des Nations, donnera ses directives à la nation juive éparse dans le monde par l'intermédiaire de toute la hiérarchie des organes qui ont servi à monter jusqu'à lui.
Celte conception, on le voit, nest autre que celle que M. Renner proposait de réaliser en Autriche, et, par une