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« venu l’industrie nativnaie du bien recevoir. Il en « résulte qu’il a passé tout d'un bloc du domaine de « l'agrément individuel ou collectif à celui de l’éco- « nomie nationale », nous dit M. Auscher, vice-président du Touring Club de France (1). Pratiqué non seulement par les élites, mais encore par les foules, c'est avec le XX° siècle qu'il apparaît en France. Aussi bien, la guerré de 1914-1918 at-elle exercé une influence décisive sur son évolution. Pour répondre à des besoins nouveaux, une véritable industrie s’est créée ; on s’est efforcé de « commercialiser » cés richesses que constituent les beautés naturelles dont notre pays est si heureusement pourvu.
Veut-6n avoir une idée de l'importance que présente èn France lé mouvement touristique ?
D’après lés évaluations de l'Office nätional dü Tourisé, notre pays aurait rèçu en 1930 : 850.000 Anglais, 360.006 Américäins du Nofd, À00.000 Ârnéricains du Sud, 600.000 fréssortissants d’autres nationalités, soit plus de 3 millions de touristes.
Aux dépenses effectuées par ces voyageurs, il faut éncoré joindre les dépenses — impossibles À chiffrer — des Ffariçais qui voyagent dañs léur propre pays pour des büts touristiques où autres, afin de concrétiser l’iiportance du rôle économique de l'industfrie touristique. Précisons qü’elle occupe et fait vivre plus de 5oo.000 individus ; figure pour plus de 5oo.060.000 de fränts däns les recettes des trans-
(x) Rapport sur le progrimme d’outilläge national. Anpire « procès-verbal (n° 36-58), Chambre des députés, 3 juilet 1950.
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ports et apporte dans les caisses de l'Etat plus d’un milliard par an. Ajoutons qu'üne industrie moderne s'est particulièrement développée sous la poussée du mouvement touristique : l’industrie hôtelière dont l'importance est aujourd’hui considérable. Quant aux sommes dépensées par les touristes étrangers en France, l'Office National du Tourisme évaluait récemment cet apport à 13 milliards de francs environ — à raison de 6.000 francs en moyenne par touriste — soit plus du quart de notre commerce extérieur (2).
Ron enfin que dans l'étude poursuivie par les services économiques de la S.D. \. sur la balance des paiements des Etats, figurent aux postes du passif et de l'actif de plusieurs g grands pays les capitaux exportés ou importés à raison du tourisme. Au crédit sont portées les sommes dépensées en France par les touristes étrangers ; au débit, celles qui sont exportées par nos propres nationaux à l'étranger.
Il résulterait de cette étude que la France est le pays où le profit net provenant du tourisme serait le plus élevé. Pendant les trois années 1926, 1927, 1928, il aurait atteint le chiffre de 951 millions de dollars, soit une moyenne de 8 milliards de francs par an.
Aux Etats-Unis, par contre, la pétrte de substance imputable au poste débiteur du tourisme se serait élevée au cours des trois années considérées à
(2) Déclaration de M. le Sénateur Raïiberti au Sénat le 18 inars 1935.