‹ La Protection Légale de l'Ouvrier AgricoleChapitre 2 sur 41 · FRE · texte numérisé non relu

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ressées, directement ou indirectement, à un atelier du sol (1). « L'agriculture est la première de toutes les fabriques » (2).

Au point de vue plus spécial du' droit, un fait frappe l'esprit d'observation de ceux qui étudient le développement juridique de la législation protectrice des travailleurs. Toutes les lois nouvelles contiennent des dispositions restrictives à

l'égard des ouvriers de la terre. L'agriculture est exceptée

- de la réglementation légale du travail. Un soïn particulier

dans la rédaction des textes permet d’exclure de l’assujettissement les « élablissements agricoles ».

Les circonstances accroissent l'intérêt ordinaire des queslions générales de protection ouvrière. Une vue d’ensemble

est favorable à la reconstitution intellectuelle de ceux qui ont

suivi la guerre.

Après une grande convulsion, les conditions de l’adapta-

lion spontanée de la production individuelle au besoin social

sont troublées ? « le monde ne va plus de lui-même » (3).

Les matières nécessaires à la vie sont rares, elles deviennent un bien précieux. La vieille formule des physiocrates est rajeunie ; la richesse se mesure à l’ensemble des biens con-

* sommables (4) et la monnaie court vers ces choses au lieu

d'attendre de leur service de mesure.

- Dans ces conditions nouvelles, à production agricole passe

au premier plan des préoccupations publiques et rien n’est

négligeable de ce qui intéresse l'auxiliaire indispensable à

cette production : l'ouvrier rural.

(1) Rist, Les inlerprétalions économiques de la guerre (Cours 1918-1919). - (2) Lavoisier, Mémoire au Comilé d'agriculture (1781).

(3) Mercier de la Rivière, t..I1, p. 117. 1

(4) Deschamps, Principales doctrines économiques (Cours 1918-1919).

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