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nomie de forces » dont le but recherche : 1° A abaisser le prix de revient des marchandises et des produits ; 2° à réaliser, à moins de frais que ne fait la concurrence, l'équilibre entre l'offre et la demande; 3° à s'assurer contre les pertes commerciales et financières.
Les carlels et les trusts réalisent le {ype de ce système ; ils subslituent une adaptation volontaire et raisonnée à l’adaptation involontaire forcée et brutale par une réduction proportionnelle et simultanée de l'offre de l’ensemble des pro-. ducteurs. Ils éliminent les banques pour dénner plus de sécurité aux capitaux. Ils éliminent les intermédiaires et exploitent le capital jusqu'au bout de son pouvoir.
Quand on éludie ces idées dans l’agriculture, on en voit une première application dans l'organisation de la culture spécialisée dont le but est d'abaisser le prix de revient êt d'utiliser le capital. de culture jusqu'à son extrême limite.
On constate aussi dans l'organisation du mouvement d'asso-
= crälion professionnel agricole une tendance vers la création
d'unions ou de confédérations de producteurs.
La pelile propriélé utilise les avantages de la loi de con-. centration quand elle établit son système d'achats en commun pour les malièrés nécessaires aux besoins agricoles ou qu'elle s'unit pour mettre en application des découvertes scientifiques el mécaniques.
La suppression des intermédiaires est un but familier aux associations agricoles de production. À
On ne peut prétendre faire disparaître le sentiment individualiste du cultivateur, mais la fortune rapide des syndicats agricoles montre qu'ils ne sont pas réfractaires aux idées nouvelles d'organisation du travail.
On applique aussi dans la production agricole la réduction ou l'extension de culture pour résister aux crises de surpro-
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4 duction et adapter l'offre à la demande. Il n'est pas de bran- É ches de l’activité où cette attitude puisse mieux s'adopter 2 qu'en agricullure. Le sol ne nécessite pas une mise en œuvre 2 - continue et les productions annuelles peuvent facilement être 4 remplacées dans la rolation des cultures par des périodes de ; repos. (la jachère).
É Ïl reste enfin l’utilisation et la sécurité des capitaux que le 4 crédit agricole perfectionné peut assurer indépendamment
- des crises qui atteignent l'industrie nationale.
Telles sont les considérations économiques qui permettent de ne pas différencier trop fortement le mode de production agricole du mode de production industriel et qui autorisent à réclamer pour les ouvriers de culture la sollicitude du législateur. [l faut supposer, en effet, qu'à la suite de l'assi-
= - milation progressive par l’agriculture des méthodes modernes de produclion apparaitront les divers maux sociaux qui accom- pagnent le travail intensif : l'insécurité, le chômage, les con- =. flits. Les salariés agricoles ne seront plus exonérés de ces
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risques qui sont la conséquence inéluctable du progrès technique. |