‹ La protectorat de la France sur le MarocChapitre 3 sur 21 · Accord commercial du 24 octobre · texte numérisé non relu

Accord commercial du 24 octobre

la Cour de Fez et la révolte du prétendant Bou Hamara contre le Sultan.

Notre diplomatie comprit que, pour sauvegarder Tinfluence française au Maroc, elle était tenue d'inaugurer une politique à la fois plus nette et plus ferme. Le programme qu'elle se traça était singulièrement compliqué : elle devait, d'une part, s'entendre avec le Maghzen pour mettre fin à l'état d'anarchie existant sur les frontières de l'Algérie, et, d'autre part, elle devait s'entendre avec plusieurs gouvernements européens pour faire reconnaître la prééminence politique de la France dans l'empire chérifien.

En vue d'atteindre ce double but, des pourparlers furent entamés non seulement à Fez, mais encore à Rome, à Londres et à Madrid.

Ces négociations, patiemment conduites, aboutirent à la conclusion de deux séries d'arrangements :

Accords avec le Maroc;

Accords avec l'Italie, l'Angleterre et l'Espagne.

Nous nous proposons d'analyser successivement les uns et les autres.

Cette étude nous permettra de déterminer la situation actuelle de la France vis-à-vis du Maroc. Peut-être nous conduira-t-elle à reconnaître qu'il s'agit d'un véritable protectorat que les puissances étrangères ont expressément reconnu et auquel le Sultan lui-même a donné un consentement implicite.

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