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Saint-Germain, député d'Oran, La frontière oranaise

2. R. Pinon, L'Empire de la Méditerranée, pp. 251 et suiv. ; — E. Robert de Caix, La France et le Maroc. [Bulletin du Comité de V Afrique française, 1903, p. 304.)

3. Discussion du budget des affaires étrangères à la Chambre des députés dans les séances du 21 janvier 1902 et du 23 novembre 1903. [Journal officiel, Chambre des députés. 1902, p. 100, et 1903, p. 2827.

4. L'Européen, numéro du 18 avril 1903; Revue politique et parlementaire, 1903, p. 288; Archives diplomatiques, numéro d'avril

5. Sur le traité de délimitation conclu entre la France et le Maroc le 18 mars 1845, consultez notre ouvrage : Les traités entre la France et le Maroc, pp. 101 et suiv.

constances ce protocole était intervei^ et dans quel esprit il avait été élaboré'.

Il nous paraît donc suffisant de rappeler ici ses principales clauses qui ont été le point 3e départ de la politique de collaboration»

Pour pacifier les confins de l'Algérie et du Maroc, M. Delcassé et Si-Abd-el-Kerim crurent devoir faire la répartition de certaines tribus qui se prétendaient indépendantes et organiser la surveillance de certaines régions où les conflits étaient particulièrement fréquents.

a) Répartition de certaines tribus.

Dans la région saharienne, le traité du i8 mars i845 non seulement n'avait établi aucune limite territoriale; il n'avait même fait aucune répartition des tribus et des ksour, « parce qu'il s'agissait d'un pays privé d'eau et inhabitable^ ».

Or, dans le triangle formé par la jonction de l'oued Guir et de l'oued Zousfana se trouvaient deux tribus, les DouirMenia et les Oulad-Djerir^, qui avaient pour points d'appui Bechar, Kehadsa et Ouàkda.

Ces tribus , se considérant comme indépendantes, s'efforçaient d'entraver notre expansion vers le Sud.

Malgré certains engagements qu'elles avaient pris en 1876 et renouvelés en 1872, elles continuaient à menacer nos postes et à intercepter nos convois.

1. Rouard de Gard, La frontière franco-marocaine et le proto^ cole du 20 juillet 1901.

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