‹ La protectriceChapitre 1 sur 28 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

DE BERCOURT, seul, assis près d'une table. Pour un égoïste, car je le suis et je m'en vante, il faut avouer que je suis bien fou d'être devenu ainsi amoureux de madame de Simiale... ftlais non, au fait; si la baronne me plaît, c'est qu'elle est charmante, bonne, spiiituellc, c'est que nous nous convenons à tous égards. Je lui suis dévoué depuis dii ans, c'est vrai; mais pourquoi? parce que cela me. fait plaisir. En définitive, je suis tranquille, je suis parfaitement siir que mon amour n'est que de l'égoïsme. . seulement c'est un égolsme qui me serre le cœur, quand je songe qu'elle en préfère un autre... car je n'en puis douter... elle aime son protégé, Léon d'Olbreuse. Lorsqu'elle est partie avec lui pour ce voyage en Allemagne, qui devaitdurer seulement une saison.

et qui s'est prolongé plus d'un an, elle me recevait avec plaisir, elle avait deviné mes espérances et les approuvait... Depuis son retour, au contraire, elle m'évite, je la gêne, et elle parle déjà d'un nouveau voyage en Italie avec Léon... Et cependant Léon ne l'aime point, j'en suis sûr... la différence d'âge est trop grande. Ali! bien, oui.... mais l'entraînement, la reconnaissance... C'est à moi de tout employer pour empêcher une alliance qui ferait deux nialheureui... trois même. Justement, voici Léon.

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