‹ La Protrusion Acétabulaire IntrapelvienneChapitre 14 sur 35 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Les lésions sont uni, ou bilatérales, avec une fréquence sensiblement égale. Suivant qu’on est en présence d’une hanche portant les vestiges d’une inflam-

mation ou non, on peut observer des lésions différentes. 1er GROUPE : IL Y A DES PHÉNOMÈNES D’ARTHRITE.

Le fond du cotyle est propulsé en coupole dans le pelvis. La profondeur de la cavité cotyloïde, qui normalement est de 2 cm. 5 à 3 cm., atteint en moyenne 5 à 6 cm., chiffre qui peut être largement dépassé. Cette coupole acétabulaire, qui est amincie sur toute son étendue, n’est pas toujours déplacée dans l’axe primitif de la cavité cotyloïde, mais parfois dans la direction du trou obturateur, ce qui a pour conséquence une rotation externe du membre inférieur.

Dans certains cas, le dôme cotyloïdien est le siège d’une ou de plusieurs perforations, généralement en son sommet, perforations qui sont couvertes soit par du tissu cicatriciel, soit par un mince dépôt calcaire

d’origine périostique.

L’arrière-fond est très souvent comblé par des fongosités.

La tête fémorale est habituellement bien conservée dans sa forme générale. Elle est profondément engagée dans la cavité protruse et se trouve en contact avec la face externe du fond du cotyle.

Le grand trochanter, du fait de l’enfoncement de la tête fémorale, est rapproché de l’os coxal et peut même être en contact avec lui.

Le revêtement cartilagineux est plus ou moins rongé, parfois complètement détruit tant sur la tête fémorale que sur le croissant cotyloïdien.

Le ligament transverse de l’acétabulum et la partie cartilagineuse du ménisque, sont fréquemment ossifiés et on assiste à un comblement de l’échancrure ischiopublienne.

Le sourcil cotyloïdien est épaissi et il peut être le siège de proliférations osseuses, qui avec le ligament transverse ossifié forment un anneau rigide et rétréci, cravatant le col fémoral et emprisonnant la tête dans la cavité cotyloïde, d’où elle ne peut être extraite. Il s’ensuit une limitation des mouvements, qui peut aller jusqu’à l’ankylose complète.

Le ligament rond peut être rongé, parfois complétement résorbé.

Le col du fémur est en général rugueux et porte des

proliférations osseuses et des ostéophytes.

or —

La capsule est épaissie.

Sur la face pelvienne, la coupole acétabulaire, recouverte de son périoste est tapissée par le muscle obturateur interne, qui peut parfois être embroché par des ostéophytes, ou encore encapsuler de petits séquestres, qui sont pénétrés en lui.

Le périoste montre, du point de vue histologique, deux couches : une couche granuleuse, recouverte de leucocytes morts, et le périoste proprement dit qui est en activité et la régénération osseuse est montrée

par des dépôts calcaires.

2e GROUPE. — IL vY A PEU OU PAS DE LÉSIONS

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