‹ La Protrusion Acétabulaire IntrapelvienneChapitre 29 sur 35 · JON · texte numérisé non relu

JON

— une claudication légère, — une légère attitude hanchée.

Au niveau de la hanche droite il existe une atrophie

musculaire assez marquée, une raideur articulaire

et une limitation assez importante de l’abduction, une douleur provoquée à la hanche, sans adénopathie. Pas de signes cliniques à la hanche gauche.

Toucher vaginal : petite compoule intra-pelvienne du côté droit, douloureuse à la pression.

Par ailleurs, la malade accuse des névralgies dans les 2 cuisses et de l’arthrite sèche des 2 genoux. Antécédents : a été opérée trois fois : en 1916 de

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l’appendicite, en 1930 des adhérences, en 1933 d’un fibromes extérieur.

En 1926 elle était atteinte d’une arthrite du coude dont nous ignorons la nature.

Radio :

— Hanche droite : protrusion acétabulaire avec un fond du cotyle épais; proliférations osseuses sur tout le sourcil cotyloïdien, qui est épaissi ; pincement de l’interligne ; col court, trapu; le grand trochanter est rapproché de l’os coxal.

— Hanche gauche : début de protrusion avec un fond du cotyle aminci; interligne visible dans toute son étendue ; le bord inférieur de la cavité cotyloïde est le siège d’hyperostose.

La malade actuellement en traitement.

OBSERVATION IV. — Mme T.., 66 ans, a été bien portante durant son enfance et son adolescence. A l’âge de 23 ans elle accouche spontanément d’un enfant bien portant. En 1908 elle est opérée d’une hernie inguinale droite. En 1923 elle fait une chute sur la hanche gauche, qui ne se manifeste dans ses conséquences immédiates que par quelques ecchymoses douloureuses, et qui ne l’empêchent pas de continuer son travail.

En 1928 apparaissent des douleurs au niveau de la hanche gauche, qui sont intermittentes, consécutives

à la fatigue. Ces douleurs, de même que la claudica-

NU res

tion légère dont elles s’accompagnent, sont fugaces, disparaissant avec le repos.

Examinée en 1932 à l’Hôtel-Dieu on fait une radiographie qui révèle une protrusion acétabulaire bilatérale. Les deux cavités cotyloïdes sont protruses de façon modérée, et davantage à droite, l’interligne est bien conservé, le fond cotyloïdien est très aminei des deux côtés.

Le traitement est particulièrement inefficace : l’hydrothérapie et les rayons X produisent une légère accalmie, mais les infrarouges et la diathermie sont sans effet.

L'évolution est entrecoupée de période de rémissions et aboutit à l’aggravation des symptômes.

En 1936, la malade ressent des douleurs continuelles, nocturnes, exagérées par les mouvements. La claudication est très marquée,rendant la marche très pénible.

A l’examen, on ne trouve pas d’attitude vicieuse quand la malade est couchée. La mensuration montreun raccourcissement de 2 cm. du membre inférieur gauche.

Limitation restreinte de la flexion, abduction très diminuée; ces mouvements sont douloureux. Au toucher vaginal on trouve une légère surélévation de la surface quadrilatère, en forme de coupole, douloureuse à la pression. A droite, ni douleur, ni modifications appréciables au doigt explorateur.

Nous ne possédons pas de radiographie récente de

cette malade.

OBSERVATION V. — Mme B., 51 ans, est admise dans le service du Professeur Cunéo pour arthrite de la hanche gauche, qui s'était manifestée par des douleurs et par la claudication. Elle avait fait en 1933 une chute sur la hanche gauche, suivie d’un gros hématome, et elle attribua à cette chute les douleurs

légères qu’elle ressent depuis.

Ces douleurs d’abord sourdes et intermittentes étaient devenues peu à peu continuelles lorsque la malade ne gardait pas le repos au lit, se réveillant au cours d’un mouvement, s’exagérant à la marche. Traitée d’abord par des injections intra-musculaires dont nous n’avons pu préciser la nature et par le repos au lit, elle est ensuite envoyée au service de physiothérapie de l’Hôtel-Dieu. On y fait faire une radiographie qui montre une protrusion acétabulaire de la

hanche gauche.

Il est intéressant de relever dans ses antécédents une arthrite tibio-tarsienne dont nous n’avons pu déterminer l’étiologie, et qui s'était manifestée depuis plusieurs années par de l’œdème périmalléolaire.

Cette affection, traitée d’abord par des rayons ultra-violets, fut ensuite immobilisée dans un appareil plâtré de marche, parce qu’elle avait déterminé une

position vicieuse du pied.

C’est après l’ablation de ce plâtre que la malade

commença à ressentir les douleurs de la hanche et que la claudication fit son apparition.

Nous n'avons pu rejoindre personnellement cette

malade et de ce fait pratiquer un examen local.

OBSERVATION VI. (Compte rendu radiographique). — Mme P., 45 ans. La radiographie montre une protrusion acétabulaire bilatérale, un amincissement très prononcé, surtout marqué à gauche, du fond du cotyle, qui proémine dans le pelvis en se dirigeant vers le bord supérieur du trou obturateur.

Les proliférations osseuses siègent sur le bord

inférieur de la cavité cotyloïde.

OBSERVATION VII. — Mme B., la radiographie montre une protrusion acétabulaire intrapelvienne bilatérale surtout marquée à gauche. Fond du cotyle très aminci des deux côtés. Le sourcil cotyloïdien est épaissi. L’interligne est visible à droite, nuageux

dans la partie inférieure à gauche.

OBsERVATION VIII — Mme F., 61 ans. Radio :

protrusion acétabulaire discrète, bilatérale. Flou de

l’interligne à gauche. Pas de proliférations osseuses.

OBsERVATION 1X.-—Mme B., la radiographie révèle

une protrusion acétabulaire droite. Le fond du cotyle

est amincCi, il existe un pincement de l’interligne dans son extrémité inférieure, des proliférations osseuses du sourcil cotyloïdien et du col qui apparaît épais et trapu.

Lésion d’arthrite à gauche, avec un fond du cotyle

épais qui n’a pas cédé.

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