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cul-de-sac postérieur « qui arrache un cri à la patiente et la tire parfois de la semiinconscience où elle peut être plongée » (signe de Proust).
19° Le signe de Banki : douleur provoquée au refoulement du col de l’utérus en avant.
20° Il faut enfin faire une place particulière à la ponction du Douglas qui donne la preuve d’un épanchement sanguin dans la cavité périton néale.
La colpotomie postérieure pratiquée par SCHAR- MANN est à la limite de ce que l’on peut appeler « signe ». C’est déjà une intervention dont les indications sont très limitées.
Nous ne signalerons que pour mémoire le signe de Reeb qui procède de la situation de la tumeur par rapport au ligament rond, ce signe n’est vraiment utilisable qu’à l'intervention.
Cette longue énumération de signes montre la
diversité des manifestations que peut revêtir la rupture de grossesse extra-utérine et on peut à tort en conclure que le diagnostic de rupture tubaire doive être porté infailliblement dans chaque cas.
Tout d’abord, la rupture de grossesse utérine ne revêt qu’une symptomatologie, ce qui élimine chaque fois une bonne partie des signes indiqués plus haut; d'autre part, dans chacune des formes présentées certains signes sont parfois absents; certains signes comme celui de Cullen par exemple sont extrêmement rares au point que quelques médecins ne les ont jamais rencontré; d’autres comme le signe de Solowij exigent une très grande
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habitude du toucher vaginal et des spécialistes seuls peuvent le mettre aisément en évidence; enfin aucun de ces signes pris isolément ne permet d’affirmer une rupture de grossesse extra-utérine. | Un diagnostic de grossesse ectopique peut donc :sh ne pas être porté d'emblée dans certains cas; c’est __ pourquoi il nous semble utile de rapporter ici un nouveau signe de rupture de grossesse extra-utérine que notre Maître le Professeur À. AIMES a récem- - ment décrit dans un article paru dans le Sud Médical.
Ce signe est d’une très grande simplicité et d’une telle évidence quand on le rencontre, que de nombreux auteurs ayant, comme nous allons le montrer tout à l'heure, remarqué ce phénomène ou plutôt cette particularité au cours du toucher vaginal, l’avaient noté en passant et de manière toute fortuite dans leurs observations, n'ayant jamais pensé la rechercher systématiquement pour pouvoir l’élever à la valeur de signe.
I1 s’agit tout simplement de la protusion du col dans le vagin : signe différent de la déviation que signalent les classiques : col refoulé en avant, contre la symphyse. Ici le col s’il peut être dévié comme nous le verrons plus loin, est surtout abaïssé. Ce signe ne nécessite aucune description particulière et le fait de le mentionner suffit, nous citerons pour cela intégralement notre Maître :
« Lorqu’on pratique le toucher vaginal on est frappé par l’abaissement souvent très marqué, à mi-vagin, du col; ce signe sera d’autant plus net que lors d'examens antérieurs on aura pu constater que le vagin avait sa longueur normale ou même qu’il paraissait plus long : l'utérus étant parfois remonté dans la grossesse extra-utérine par suite de l'érection tubaire, tandis qu’il est abaissé par l’épanchement lorsque la trompe saigne. »
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Nous voyons déjà combien il est intéressant pour un médecin d’avoir pratiqué des touchers antérieurs; en effet la protrusion du col n’est jamais brutale mais progressive et deux touchers vaginaux pratiqués, l’un .avant, l’autre après la rupture tubaire pourront faire apprécier un abaissement du col même léger.
Quelques observations assez anciennes remontant à la fin du siècle dernier et au début de celui-ci signalent l’abaissement du col dans les particularités notées au cours du toucher vaginal mais sans accorder plus de valeur à ce signe, nous en avons relevé quelques-unes à titre d'exemple.