‹ La provenanace des ÉvangilesChapitre 37 sur 146 · Ibid. x11, 2; FUNCK · texte numérisé non relu

Ibid. x11, 2; FUNCK

3. S. IRÉNÉE, Adv. Hær., It, 3, 4: EUSÈRE, Hist. Eccl., v, 14; P. ALLARD, I, 300.

4. S. IRÉNÉE, lettre à saint Victor, « dans Eusèbe, Hist. Eccl., V, 24, 116-17.

redouté. Saint Irénée et Eusèbe ont rendu un éclatant hommage à la conformité parfaite de sa foi avec celle des apôtres. C’est à Rome probablement qu’il fit à Marcion qui labordait en lui disant : « Me connaistu ? » la réponse célèbre : « Je te connais, fils aîné de Satan. 1 » Eusèbe nous apprend, en effet, qu’il convertit dans sa ville un nombre considérable d’hérétiques, valentiniens, marcionites et autres.

Quel dommage que les œuvres de ce grand homme et en particulier sa correspondance aient péri! Quel jour elles pourraient jeter sur l’histoire de l’Église durant la première moitié du second siècle ! De quel poids surtout ne serait pas, pour établir la provenance des textes évangéliques, le témoignage d’un homme si intimement et si longtemps initié à l’enseignement comme à la vie apostoliques !

La lettre aux habitants de Philippes, la seule qui nous ait été conservée, fait des emprunts à nos trois synoptiques. ? Plusieurs passages du sermon sur la montagne y sont textuellement reproduits d’après saint Matthieu. ÿ Dans un endroit il combine le texte du premier Évangile avec celui de saint Luc ; # ailleurs il rapproche d’un verset de l’oraison dominicale, l’avertissement que le Seigneur donnait à ses disciples au jardin des Oliviers : « Priez le Dieu qui voit tout de ne point vous induire en tentation, comme le Seigneur

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