MARC
5. MARC, XVI, 7. Le jeune homme au vêtement blanc que les saintes femmes rencontrent au saint sépulcre le matin de Pâques leur dit: «... Allez, dites aux disciples et à Pierre que Jésus s’en va devant vous en Galilée... »
gnaler à l’attention des lecteurs et de celles qu’il juge à propos de passer sous silence : tandis qu’il ne dit rien des plus honorables, il publie hautement les plus humiliantes: pas une allusion à la promesse ni à l’institution de la primauté, { et un récit, d’une incomparable précision de détails, du sommeil à Gethsémani et du reniement au Prétoire. ? N'est-ce pas ainsi que Pierre lui-même aurait raconté son histoire? N'estce pas ainsi que devait l’écrire, sous son inspiration, celui en qui la tradition nous montre son disciple, son interprète et son ami ?
11. Saint Marc. Notre second Évangile est donc bien réellement l'œuvre du disciple dont il se récla- me, texte et tradition, sur ce point, s’appellent et se complètent. L'auteur ne peut-être que Juif: — Marc est juif de race et d'éducation. L'auteur fut sûrement le contemporain et le confident des Apôtres: — Marc est
4. Des paroles prononcées à l’occasion de la promesse de la Primauté, que rapporte tout au long saint MATTHIEU, XVI, 13, suiv., saint Marc ne cite que le sévère reproche adressé au futur chef de l’Église,à cause de son inintelligence des desseins de son divin Maître: « Retire-toi de moi, Satan. » MARC, vu, 33, MATTH., XVI, 23. ;
2. Marc, x1V, 32-43; 65-72. « Marcus ait, postquam semel negasset, gallum cantavisse, postquam tertio negasset, tum secundo cantavisse gallum, accuratius recensens infirmitatem discipuli, qui quasi mortuus erat timore: et hoc Marcus a magistro suo didicit, erat enim Petri discipulus. Quo magis admirandus est, quod non modo magistri lapsum non celaverit, sed quod etiam clarius quam alii narraverit, eo ipso quod discipulus esset. » Saint JEAN CHRYSOST. in Matth. homil. 2 uxY, L'MIGNE, E.97, col. 758.
peut-être le jeune homme qui, au jardin de Gethsémani, suit un instant la troupe qui emmène Jésus prisonnier ; { il y a de sérieuses raisons de l'identifier avec le Jean surnommé Marc dont la mère nommée Marie reçut dans sa maison, à Jérusalem, Pierre miraculeusement délivré de prison, ? et il est certain qu’il fut en rapports suivis avec Barnabé, dans l’ile de Chypre, 3 et avec saint Paul, à Rome, en 62-64. 4 L'auteur a fortement subi l'influence du génie de Pierre: — Marc, durant plus de vingtans, put consulter le chef des Apôtres. II l’a connu chez sa mère, à Jérusalem en 44; il vit près de lui, à Rome, après 64 5, — L'auteur à écrit pour des lecteurs non-juifs familiarisés avec les usages latins : — Marc, devenu, au dire de Papias, l'interprète de Pierre, à la prière des fidèles de Rome, écrivit un résumé de la prédication de son Maître. Renan lui-même doit en convenir: « L'Évangile de Marc est au fond, authentique. Ce fut à Rome que, selon toutes les apparences, Jean Marc, le disciple, l'interprète de Pierre, rédigea le petit écrit de quarante ou cinquante pages qui a été le premier noyau des Évangiles grecs... » Et un peu plus loin : « Marc, ce semble avait vu, étant enfant, quelque chose des faits évangéliques ; on peut croire qu’il avait été à Gethsémani.….. C’est bien à tort qu’on prétend que le Marc actuel ne répond pas à ce que