Col., 1v
SE Petri, N°10.
dit Papias... Rien ne démontre que son récit ait été retouché. » Suit la reconnaissance de l'authenticité du récit de la Passion d’après notre Evangéliste. 1
12. Évangile historique. Rendre plus ferme la foi des chrétiens, en mettant dans un jour plus vif la vérité des faits sur lesquels cette foi repose — avouer un tel but, c’est annoncer une œuvre d'histoire. Historique, par conséquent avant tout sera notre troisième Évangile.
Lisez plutôt : « Plusieurs ayant déjà essayé de rédiger le récit des choses accomplies parmi nous, selon que nous les ont transmises ceux qui, dès le commencement, ont été témoins oculaires et serviteurs de la parole, j'ai cru bon, moi aussi, après avoir tout examiné avec soin depuis l’origine, de t’en écrire une narration suivie, très excellent Théophile, pour que tu reconnaisses la solidité des enseignements de ceux qui t'ont catéchisé. 2 »
Programme admirable, préface modèle. Un écrivain peut-il, en moins de mots, dire plus clairement son but et sa méthode ?
Faire voir « la solidité des enseignements du catéchisme, » à l’aide d’un « récit » de nos premières origines, d’une simple biographie du Sauveur, mais d’une biographie étendue, puisée aux sources et bien ordonnée, « racontée par ordre, après avoir tout examiné avec soin, depuis l’origine ; » le beau programme !
4. E. RENAN, Les Évangiles, 114, 115, 120, 122. 2. Luc, 1, 1-4.
Les sources où l’auteur a puisé les éléments de son livre assurément sont très pures : « ceux qui, dès le commencement, ont été lémoins occulaires et les serviteurs de la parole, » tels sont ses garants; il n’en veut pas d’autres.
Les cadres de la vie de Jésus s’élargissent et se remplissent. Luc en effet, commence par le vrai commencement, plus haut que tout autre Évangéliste : non seulement à la naissance de Jésus-Christ, mais à l’annonce de la nativité de son précurseur ; et il va jusqu’à la fin véritable : non seulement jusqu’à la Résurrection, mais jusqu’à l’Ascension. Et entre ces deux extrêmes que de faits, que de paroles viennent prendre place qui, sans lui, auraient disparu à jamais de la mémoire des hommes !
La proportion est énorme des matières exclusivement propres à notre troisième Évangile ; si bien que nous sommes redevables au seul zèle de saint Luc pour enrichir sa collection de la conservation d’une partie très notable de notre plus riche trésor. { = L'ordre enfin règne dans son récit, l’ordre chronoiogique, là où il a été possible de le saisir ; l’ordre lo-
4. On a calculé que si le contenu des synoptiques était divisé “en 172 sections, Luc en contiendrait127, les trois-quarts; Mat- ‘thieu 114, les deux-tiers; et Marc 84, la moitié. Selon un autre calcul, si l’on divisait en 124 sections seulement le contenu des synoptiques, Luc en aurait 93, Matthieu 78 et Marc 67; et sur ces 124 sections, Luc en aurait en propre 38, Matthieu 17 et Marc 2. Six miracles sont propres à Luc, trois à Matthieu, deux à Marc ; dix-huit paraboles sont propres à Luc, dix à Matthieu et une à Marc. Voir pour ces statistiques et beaucoup d’autres, WESTCOTT, Introd. to Gospels, pp. 194, suiv.
gique, là où manquent les données pour fixer le temps et le lieu. Seul Luc s’est préoccupé de rattacher l’Evangile à l’histoire de la Syrie et de l’Empire; à plusieurs reprises, il détermine des périodes et fixe des dates ; ? preuve évidente de l’importance qu’il donne à la question de temps, les mots « année » et « mois » reviennent plus souvent dans son seul livre que dans les autres écrits du Nouveau Testament ; lors même qu’en l’absence de tout renseignement, il ne sait où placer les faits qu’il rapporte, il excelle à saisir et à noter le lien qui les rattache les uns aux autres ; * telle réflexion qu’il émet en passant éclaire d’un jour plus vif la suite des événements que ne Saurait le faire l'indication du jour et de l’heure où ils se sont produits ; “ici et là il apprécie les situations ou juge les hommes à la manière des historiens et des biographes ; 5 le souci constant et visible qu’il a de saisir et de signaler les phases 6 successives de la vie du Sauveur, les progressives manifestations de sa pensée, aussi bien que les diverses étapes de son ministère : de Nazareth à Capharnaüm, de la Galilée en Samarie et dans la Pérée, et de la Pérée à Jérusalenr, trahit en lui un esprit véritablement historique.
AALUC 11, 111: 1.
DALUC11920700.100, 9011, 42: 117, 25; 1X, 28,,99, O1: KT, DE LUC AN, JS AO VIE 1518, 2%" vire, 1: x,1,,94: x1 873 XTE AR SL RIRES ER SN XIr, GG: X XIV, 18.
LUC RNA ERNITEL, 9 XIX, AA.
9. Luc, 11, 50; xIr,.15; vrir, 30; xx, 20; xx, 3; xx IIx, 12. 6. Luc, 11, 40, 42, 51, 52; nt, 23; 1V, 13; XXI, 98, 53.
153. Pour les convertis de la Gentilité. Sous la plume de notre auteur le mot judée 1 est déjà synonyme de patrie des Juifs ou de Palestine. Il donne couramment à tout un pays le nom d’une de ses provinces ; un palestinien eut-il pu le faire ?
D'autre part, il sent le besoin de nous apprendre, que «la ville qui a nom Bethléem » 2 est en Judée, ainsi que la ville d’Arimathie, 3 tandis que Capharnaüm * est en Galilée, aussi bien que Nazareth, 5 mais non Gadara ; 6 données à des palestiniens ces explications ne seraient-elles pas ridicules ?
Pas une seule des expressions araméennes si volontiers conservées par les autres Évangélistes n’a trouvé place dans son récit, pas même l’hosanna de Jérusalem, pas même l’Eloi du Calvaire. Est-il obligé de reproduire équivalemment un mot hébreu ? il cherche un mot grec correspondant: Golgotha devient Kranion ; 7 Chananœus, Zelotés ; 8 Rabbi, didascalos ou épistatès. Amen lui-même est le plus souvent remplacé par alêthôs, ? ou ep’aléêtheias. 10 Un mot grec est-il revêtu par l’usage d’une signification par trop juive, 1l le remplace par un autre ou l'explique par l’addition
ALUC, 21, 5; VIL MTS XII, 0 Actes LOT RCA 2 UCI, 4