Luc, x1, 143; xvinx, 1-15; xx
3. Le « fruit béni du sein » de Marie, 1, 42, par une évolution normale, devient le « nouveau-né » de Bethléem, 11, 16; le « petit enfant » de la Présentation, 11, 27; « l'adolescent » de Nazareth, 11, 40; l'homme parfait « d'environ trente ans » des bords du Jourdain, celui-là même qu’un prodige éclatant, au moment du baptême, proclame Fils de Dieu, 111, 21-95.
scènes intimes qui montrent surtout son humanité. 1
16. Évangile universel. Jésus, pour lui, c’est « le Sauveur, » mais le Sauveur par excellence, l’unique, l’universel, le véritable « Sauveur du monde. » Que la bonne nouveile soit pour «tous les peuples 2» et le salut pour «tous les hommes, 3 » nul de nos Évangélistes qui ne le sache et qui ne le dise. Pour tous les quatre, l’universalité de la religion chrétienne est une vérité certaine, un dogme de foi ; mais si tous ont cru devoir, sur ce point fondamental, affirmer la croyance commune, lui seul a jugé à propos d’en indiquer nettement et en détail les raisons et les conséquences. Qu'il est large et généreux l’universalisme de Luc! Ayant à raconter les origines humaines du Verbe fait chair, ce n’est pas à Abraham qu'il s'arrêtera comme Matthieu pour retrouver son premier ancêtre ; d’anneau en anneau, il remontera jusqu’au père de l’humanité. « On le croyait fils de Joseph... qui le fut
1. Cest de Luc et de Luc seul que nous tenons en particulier le récit des différents repas auxquels Jésus voulut bien prendre part: Dans la maison de Simon, vit, 36-50; dans celle de Marthe et Marie, X, 38-42; dans celle du Pharisien où il prononça l’anathème contre les pharisiens en général, x1, 37-54; dans celle d'un chef de Pharisiens chez qui il guérit un hydropique, xIV, 1, suiv.; comme aussi le récit du séjour de Jésus chez Zachée, xIx, 1, suiv ,et du voyage à Emmaüs en compagnie de deux disciples, xxIx, 13, suiv. — De saint Luc aussi sont la plupart des paraboles empruntées aux détails de la vie domestique: le bon samaritain, la bague perdue, l'ami importun, etc., etc.