‹ La provenanace des ÉvangilesChapitre 65 sur 146 · JOAN · texte numérisé non relu

JOAN

d'Abraham... qui le fut d'Adam, qui fut de Dieu : 1 » tant il est vrai que dans sa pensée l’œuvre du Sauveur embrasse tous les temps, tous les lieux, tous les hommes.

Sur le berceau de l’Enfant-Dieu, les anges, après avoir porté aux pasteurs juifs la grande nouvelle,se hâteront d’en indiquer les conséquences pour tous ceux, sans exception, dont « droite est la volonté ; 2 » dans le temple même de Jérusalem, retentira, quarante jours plus tard, le chant sublime de Siméon, heureux de s’en aller parce qu'il a vu le Sauveur, « préparé à la face des peuples pour être la lumière qui éclairera les nations. $ » Dès le début de sa vie publique, Jésus, après avoir annoncé que l’heure a enfin sonné de l’entier accomplissement de la parole du prophète : « Toute chair verra le salut de Dieu, » # rappellera bien haut à ses compatriotes que, dès les jours d’Élie et d’Élisée, des païens avaient reçu les bénédictions divines de préférence aux Israélites. 5

Et Luc ira ainsi jusqu’au bout, mettant en relief constamment les actions et les paroles qui expriment le plus éloquemment, dans la vie de son Maître, la puissance et la volonté de sauver tous les hommes : les Samaritains 6 et les Gentils 7 aussi bien que les

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