‹ La provenanace des ÉvangilesChapitre 71 sur 146 · JOAN., XIX · texte numérisé non relu

JOAN., XIX

5. Lire surtout le Panégyrique de saint Jean par BOSSUET, Œuvres, édit. de Versailles, t. XVI, p. 592, suiv. et BAUNARD, l'Apôtre saint Jean, p. 1-164.

6. Luc, v, 3-11; MATTH., 1V, 18 et suiv.; MARC, 1, 16, et suiv.,

de son céleste ami ! Un village de Samarie a refusé de recevoir Jésus : que le feu du ciel le consume ! ! Un juif s’est permis, sans mandat — au nom de son maitre, de chasser les démons: c’est intolérable ! 2 Intransigeance vraiment humaine; qu’elle est sincère et qu’elle est virile l'amitié capable d’attiser la flamme de si généreuses colères ! Toute l’âme de Jean se reflète dans ces deux traits. «€ Nature profonde, dit M. de Pressensé ; il avait autant de flamme dans le cœur que le bouillant Pierre et le vaillant Paul, mais c’était un feu intérieur et qui se manifestait moins.par l’action ou par la lutte que par une de ces affections absolues, concentrées sur un objet unique, tour à tour tendres ou terribles, car elles ne sauraient consentir à le voir méconnu et outragé. Le Jean des synoptiques est déjà le disciple bien-aimé, mais c’est aussi le fils du tonnerre. ° »

2, Le fils adoptif de Marie. La retraite et le silence conviennent aux grandes douleurs. Jésus parti, Jean se tait et se retire. Retraite sacrée, laborieux silence ! Marie est là. Que de souvenirs, que de confidences, que de prières, que de victoires ! Laissons à Dieu son secret. # Tant que Pierre et Paul remplissent le monde,

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