MARC, IX, 38; voir LUC, IX
3. DE PRESSENSÉ. Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvre. p. 233.
4. Le livre des Actes mentionne sa présence au Cénacle au jour de la Pentecôte (1, 13) et raconte tout au long la part qu’il prit en compagnie de Pierre aux glorieux épisodes de la guérison du boîteux (ut, 1, suiv.) et de la comparution devant le
l’ami de Jésus se tient silencieux dans l’ombre. Tout à coup du sein de l’effroyable tourmente où les deux apôtres viennent depérir, une voix s'élève qui perce la nue. Un long cri d'horreur et de pitié. Jamais, depuis les jours de la prophétie antique, accents plus terribles et plus doux n’avaient remué la conscience humaine. Voix du fils du tonnerre qui appelle sur Babylone, ivre du sang des martyrs, toutes les flammes dévorantes de la justice éternelle; voix du disciple bien-aimé qui rappelle à l’Église mutilée et sanglante les miséricordieuses promesses de son immortel fondateur.
Dans le mystère de l’avenir, tout à coup entr’ouvert sous son regard inspiré, Jean voit se dérouler la grandiose épopée du martyre ; il lit dans les cieux les annales prophétiques de l’histoire du christianisme. À cette vue son cœur tressaille, sa voix s'élève, sa main saisit la plume : à grands cris il dit ses terreurs et ses espérances ; à grands traits il peint ses extases et ses visions. Sur le rocher où Rome l’exila, l'Apoca-
conseil des juifs (1V, 13, suiv.). Un peu plus loin il nous apprend que Jean alla avec Pierre achever er Samarie l’œuvre d’évangélisation commencée par le diacre Philippe (vin, 14, suiv.). La tradition ajoute que depuis l’Ascension il vécut sur la montagne de Sion avec Marie « jusqu’au jour où elle retourna vers le Seigneur. » NiCÉPH., Hist. eccles., 11, 42. Saint Paul, lors de son premier voyage à Jérusalem, n’y trouva que saint Pierre et saint Jacques le Mineur. Gal., 1, 18. Saint Jean était alors momentanément absent. Mais dix ans plus tard, quand Paul revint pour la troisième fois dans la ville sainte, à l’ocasion du Concile, Jean était là parmi les « colonnes » de l’Église. Gal., 11, 2, suivis. Act, XV.
lypse, retentit et rayonne ; chant sublime où vibre la colère et où respire l’amour ; livre étrange où sous des images empruntées à l’austère Judaïsme, vivent et resplendissent les plus suaves inspirations de la foi chrétienne. Jean ne prend, en effet, à l’antique prophétie que ses symboles grandioses et sa langue de feu pour annoncer les jugements divins. Sans doute, € le fils du tonnerre reparait dans ces pages redoutables, mais on y retrouve tout autant le disciple, l’adorateur de Jésus, qui nous y est présenté tout ensemble comme l’agneau immolé et comme la parole de Dieu, le Verbe éternel, devant lequel le ciel entier se prosterne. Sous cette draperie éclatante, c’est bien le cœur de Jean qui bat, ce cœur tendre, profond, véhément pour aimer et aussi pour condamner. 1 »
3. Le dernier survivant du collège apostolique. La paix rendue à l’Église, Jean vient ou revient à Ephèse. Une tradition incontestée place, en effet, dans cette ville, sa résidence et son tombeau. ? Les chrétientés