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estime ; ! que les Pharisiens méprisent le peuple illettré ; ? que beaucoup de juifs cherchent à établir entre le péché et les maux temporels un rapport direct et précis de cause à effet. 3 Un écrivain de la gentilité aurait-il seulement pensé à fixer notre attention sur de pareils détails?
16. Un Juif palestinien. Le juif auteur du quatrième Évangile est sûrement un palestinien.
La langue hébraïque, dont il est si manifeste qu’ik a dû longtemps faire usage, presque étrangère aux Israélites de la dispersion, n’était comprise que des représentants du rabbinisme judéen, n’était parlée que par les indigènes des bords du Jourdain.
Un israélite de la dispersion aurait tout naturellement cité l’Ancien Testament d’après la version des Septante composée tout exprès pour les juifs de langue grecque ; ce que ne fait jamais l’auteur du quatrième Évangile, invariablement fidèle à traduire lui-même ses citations sur l’hébreu. * Seul un habitant de la Palestine était capable d’analyser, avec la finesse que révèle notre auteur, les habitudes, les préjugés, les