‹ La provenanace des ÉvangilesChapitre 87 sur 146 · JOAN., vit, 15. — 2. vit, 49, suiv. — 3. IX · texte numérisé non relu

JOAN., vit, 15. — 2. vit, 49, suiv. — 3. IX

4. « On a calculé, écrit M. Fillion, qu’il insère dans son récit quatorze passages de la Bible. Sept de ces citations lui appartiennent en propre ; cinq sont faites par Notre Seigneur Jésus- Christ lui-même ; une par saint Jean-Baptiste; une par les Galiléens. Or aucune d'elles ne concorde avec les sept autres quand ceux-ci diffèrent de l'hébreu ; trois d’entre elles au contraire sont en harmonie avec l’hébreu alors que le texte primitif est en désaccord avec la traduction d'Alexandrie. » I. c. p- XXIX.

passions et les espérances des compatriotes du Sauveur Jésus.

Jamais un faussaire n’aurait eu la pensée d’émailler son récit de détails si minutieux concernant les personnes, les temps et les lieux ; détails si indifférents en apparence au but qu’il se propose, et si propres à le compromettre aux yeux de lecteurs en état de contrôler ses dires. Jamais surtout un étranger n'aurait révélé sur la topographie de la Palestine des connaissances aussi complètes.

« Notre évangéliste sait qu il existe deux villages appelés Béthanie, situés, l’un au delà du Jourdain, 1 l’autre à quinze stades de Jérusalem ; ? il mentionne Bethsaïda comme la patrie non seulement de Pierre et d'André, mais aussi de Philippe. $ Le détail relatif à Nazareth n’est pas moins naïf que précis : « De Nazareth peut-il y avoir quelque chose de bon ? * Cana est en Galilée ; 5 Ennon près de Salim, et il y a beaucoup d’eau en cet endroit ; 6 Ephrem, la dernière retraite de Jésus, est à proximité du désert ; ? Sichar est une ville de Samarie, bâtie dans la plaine fertile qui s'étend aux pieds du Garizim ; de précieux souvenirs du temps des partriarches se rattachent à cette localité, surtout le champ et le puits de Jacob. $ Le plateau qui domine la rive nord-est du lac de Tibériade est couvert d'herbe au printemps. * Le narrateur connaît à merveille tout ce qui concerne ce beau lac:

4. JOAN., 1, 28. — 2. x1, 18. — né L, “ XII, 21. — 4. 1, 46. — DA, AG XXI, ©; — OUT, 93, — 7. XI,

8. JOAN., 1V, 5, 6, 20. La ne au + puits, constaté par les voyageurs, est spécialement notée, 1v, 11. — 9. vr, 10.

il évalue les distances ; t il n’ignore pas que l’on peut aller à pied ou en bateau de Bethsaïda-Julias à Capharnaüm. Et c’est d’un tel écrivain que l’on a osé dire : « La contrée ne paraît pas très familière à l’auteur? 25

« Son exactitude n’est pas moins grande au sujet de Jérusalem, et ici la précision est d'autant plus remarquable, que la ville sainte avait été détruite d’assez longues années avant la composition du quatrième Évangile. Non loin de la porte probatique se trouvait la piscine de Bethsaïda, aux cinq portiques. Jésus, à tel moment précis, prêcha dans la partie du temple nommé « gazophylacium, * » une autre fois il se tenait sous le portique de Salomon quand une foule nombreuse l’entoura vivement ; 5 autres particularités intéressantes touchant le Cédron, $ Gabbatha, 7 Calvaire, 8 le jardin où Jésus fut enseveli, ? etc. Evidemment l’auteur a vécu et voyagé dans le pays, il s’est mêlé au peuple, il a tout contemplé de ses propres yeux : c’est un juif palestinien. 10 »

17. Un témoin oculaire. Et ce palestinien a été témoin oculaire de la plupart des faits qu’il raconte.

Trois fois il nous donne l’assurance la plus formelle qu'il a vu, admiré, contemplé de ses yeux les événements qu’il rapporte. « Et le Verbe s’est fait chair,

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