Der Montanismus, 181, et Theolog. Iahrbücher
son audace et, dans des publications retentissantes mais misérables comme la passion qui les inspiraïit, mirent tout en œuvre pour faire de saint Jean un apocryphe de la fin du second siècle.
Lützelberger, ! Hilgenfeld 2 et Volkmar $ vinrent à la rescousse. Si l'argumentation diffère, la conclusion est toujours la même : saint Jean n’est pour rien dans la rédaction de l'Évangile qui porte son nom. Formidable était l’assaut ; intrépide fut la résistance. A la tête des défenseurs de la place menacée brillèrent les docteurs Thiersch, # Ebrard, 5 Bleck 6 et Luthardt. 7
Un instant assoupie la lutte reprend plus ardente que jamais dans les années qui suivirent la publication de l’ouvrage «si érudit mais si rempli d'erreurs » que Keim a intitulé Histoire de Jésus de Nazareth, 8 Exagérant encore les négations de Lützelberger, qui avait prétendu prouver l'impossibilité d’un séjour de saint Jean à Ephèse, il ne voit qu’une œuvre d'imagination
1. Die Kirchl. Tradition über den apostel Johannes und sein Schriften, LEIPz1G, 1840.
2. Das Evang. und die Briefe Johannis, 1849 ; Der Pascastraft und das Evang. Johannis, dans Theolog. Ilahrbücher 1819 ; Einleitung ins Neu-Testament, LEIPZIG, 1873.