MoiouK
2, Svanlc AiTli.3nius, ^k.
L HYPOTHESE D AUTRES HUMANITES \:i-.
225 jours. Pour le coup, tout est perdu : c'est h torréfaction de rhémisphère éclairé et la congélation de Tautre^
Mais qui a raison? Beaucoup ont braqué leurs lunettes et présenté leurs théories. La seule conclusion acceptée par tous les astronomes est que robservation de cet astre est très difficile et que, iusqu'ici, la science n'est pas en état de rien alfirmer.
11 nous reste Mars.
Qui n'a entendu parler de Mars et des Martiens ?
A Genève, une femme qui eut ses jours de célé-
ité, prétendait parler leur langue. Ils parlent, me ils sont. Hélas î A Genève mOme, le P' Flouroy a dégonflé cette gloire et réduit la prétendue langue martienne à un charabia tout à fait terrestre. Mais les astronomes ont vu, dans Mars, des tapis de verdure, des prairies, des forets, et, s'ils n'ont pas vu des hommes, ils en ont vu leurs œuvres, des canaux tirés en lignes droites, et distribuant, à Uavers les plaines arides, la neige des pôles fondue aux saisons chaudes. Oui, quelques-uns ont vu tout cela dans leurs lunettes ou ont cru le voir; mais d'autres n'y ont rien vu de pareil; et (îi définitive tous les phénomènes vraiment constatés, s'ils peuvent s'expliquer par l'industrie des hommes, s'expliquent tout aussi bien par la T hysique et la chimie delà matière morte. Et finalement nous ne savons rien. Ou le peu que nous
L D'après Svante Arrhénius, Vénus abonde en acide carbonique, ce qui, sansexcluic l'existence du règne végétal, s'oppose, au moins provisoirement, à Texistcnce des animaux.
savons ne laisse guëre d'espoir : les mers en ont totalement disparu, Teau y est très rare; il y a une atmosphère, mais presque insignifiante ; il est difficile d'en établir exactement la température, mais elle semble osciller de — 60 ou 70 à -j- 30^ « C'est là un régime détestable pour l'entretien de la vie*. »
Bref, tandis qu'on peut à la rigueur voir dans Vénus une planète où la vie commence à s'installer, Mars donne plutôt l'impression d'une planète morte. Elle est beaucoup plus ancienne que la Terre, et il n'y aurait rien d'étonnant à ce que le dernier des Martiens eût déjà cessé de vivre quand la Terre a reçu le premier de ses vivants .
Mais ce ne sont là que des iieut-être^ et rien n'empêche de faire à tout hasard des signaux à travers l'espace, dans l'espoir de provoquer une réponse de la part des Martiens, puisqu'une récompense de cent mille francs, encore à gagner, a été promise au premier qui réussira de la sorte à engager le dialogue ^ Mais pour être sûr qu'il y a des Martiens, il faudra sans doute attendre qu'ils nous aient répondu.
En résumé, un timide "peut-être pour Mars et