‹ La Providence et la guerreChapitre 31 sur 83 · Moreux · texte numérisé non relu

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thousiasme de ceux qui nous prêchent son perpétuel printemps ^ »

Saturne, Uranus et Neptune offrent encore moins d'espoir : pas plus que Jupiter, ils ne possèdent une atmospliëre respirahle ; ils ne sont pas plus avancés dans leur évolution planétaire, et le soleil, encore plus loin, ne les échauffera guère plus qu'une étoile. C'est dire que lorsque ces globes se seront enfermés dans une croûte solide, ils présenteront à leur surface une température voisine du froid absolu.

Revenons près de la Terre visiter Mars et Vénus : tous nos espoirs sont là.

Voici Vénus : il y a de la vapeur d'eau, il y a une atmosphère, la pression est mal définie encore pour nous, mais elle pourrait être satisfaisante, «la température moyenne... oscille sans doute autour de 4(r »", cela fait les régions tropicales difficilement abordables ; mais les zones tempérées et polaires doivent offrir une climatologie voisine de la nôtre. Enfin ! voici une planète où la science entrevoit la possibilité de loger des habitants.

A une condition toutefois, c'est que la planète tourne sur elle-même de façon à présenter assez rapidement ses deux hémisphères au soleil. Jusqu'à ces derniers temps, on parlait de jours de 23 heures et quelques minutes. C'était parfait. Mais voici que de très grands astronomes, Schiaparelli et Lowidl, nous parlent d'une rotation qui s'accomplit en

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