I. HYPOTHESE D AUTRES HUMANITES
Vénus, un non catéi^^orique pour tout le reste : tel est le bilan du système solaire *.
Un regard rapide sur le reste des mondes : « Regardez le ciel et dites-vous bien que. de ces myriades d'astres que les lunettes vous y font voir, aucun n'est liabité, puisqu'ils sont tous en pleine incandescence. Aucun ne le sera jamais, parce que, à Tépoque de leur extinction, alors qu'un être vivant pourrait mettre le pied sur leur croûte refroidie et solidifiée, il n'y aura pas, à cause de leur immense éloignement mutuel, de soleil voisin pour départir à chacun d'eux la lumière et la chaleurs »
Ces soleils ont-ils autour d'eux, comme le nôtre, un cortège de planètes? Pour la plupart, il faut répondre : Non. En dépit des apparences, les savants regardent aujourd'hui comme avéré^ que les deux tiers ne sont pas des soleils simples comme le nôtre, mais sont conjugués deux à deux, « ce qui semble bien exclure la possibilité d'astres éteints circulant autour de ces couples. En supposant l'étoile satellite éteinte par la suite des temps, la grande excentricité de son orbite, l'extrême
4 . On peut étendre le peut-être, mais en le faisant beaucoup plus timide encore, aux satellites de Jupiter et de Saturne. La chaleur pourrait y être convenable; mais, sans parler des conditions atmosphériques dont nous ne savons rien de précis, l'éclairement y est très faible : il représente, pour le satellite le plus, rapproché de Jupiter, le 27«. et pour le plus rapproché de Saturne, le yo« de ce que nous recevons du soleil. « C'est une lumière bien faible pour le développement de la vie ». (Arrhénius, p. 5o).