‹ La Providence et la guerreChapitre 35 sur 83 · A la suite des observations spectioscopiques · texte numérisé non relu

A la suite des observations spectioscopiques

longueur de sa révolution* sont autant d'obstacles à l'entretien de la vie sur sa surface refroidie et solidifiée' ».

Les étoiles simples, du moins, ont-elles des planètes gravitant autour? La science ne saurait l'affirmer, leur obscurité ne permettant pas de les voir, et les lois connues ne permettant pas de le conclure.

Et en supposant que de telles planètes existent, y rencontrerait-on les conditions requises pour la vie? La science le sait encore moins. Elle ne peut que dire : Ce n'est pas impossible, mais c'est très difficile.

Le grand mathématicien Bertrand raconte" qu'il causait un jour avec son collègue Poinsot. Le P. Gratry, disait Poinsot, m'a demandé si les planètes étaient habitées : « Quelle a été votre réponse? — Je n'en pouvais faire qu'une : Je n'en sais rien. » C'est encore là-dessus le dernier mot de la science.

« Vous le voyez, avec les astronomes, les partisans de la vie universelle jouent de malheur*. »

1. C'est un fait inexpliqué, croyons-nous, mais toujours constate que, dans les systèmes d'étoiles binaires, l'étoile satellite décrit autour de l'autre, non pas une orbite à peu près circulaire mais une ellipse très allongée et qu'elle met des siècles pour accomplir sa révolution.

2. C. de Kirvan, dans Revue des questions scientifiques, Mi» série, XXIIl (avril 11113;, 613.

3. J. Bertrand, Eloges académiques, Paris, Hachette, 1890. p. 361.

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