La providence et les châtiments de la France
Le volume que vous avez bien voulu me communiquer justifie pleinement l'énoncé de son titre. La doctrine de la Providence générale de Dieu, et de son action spéciale dans les sociétés ; le tableau des châtiments de la France en regard de ses fautes ; les raisons d'espérer fondées sur l'étroite solidarité des intérêts actuels de l'Église et de ceux de notre patrie ; les conditions auxquelles nous pouvons, chacun pour notre part, coopérer efficacement au relèvement des choses : les pages qui font passer ces divers aperçus sous les yeux de votre lecteur sont destinées à éclairer bon nombre d'esprits et à préparer leur retour à la vérité. Je vous remercie et vous félicite d'avoir si bien dit et d'avoir dit si à propos.
Croyez , mon Révérend Père , à mes sentiments bien dévoués.
f L.-E., Év. de Poitiers.
Lettre de MB* l'Évèque de Saint-Dié.
Mon Révérend Pèue,
Je me suis fait rendre compte de votre ouvrage : La Providence et les Châtiments de la France. Le jugement formulé par l'examinateur me fait regretter la nécessité où je suis de vous transmettre mon approbation avant d'avoir pu prendre connaissance par moi-même de ce beau livre. Mais je ne veux pas m'exposer à retarder d'un seul jour la publication d'un travail dont l'opportunité est égale au mérite.
En même temps, en effet, que vous rappelez les grandes lois de la Providence, hélas ! trop oubliées de nos jours, vous mettez en pleine lumière l'intervention divine dans les derniers événements, et vous montrez la voie que la France doit suivre pour sortir de l'abîme de ses malheurs. Fasse le Ciel, mon R. P., que votre parole, si éloquente parce qu'elle est inspirée par l'amour de l'Église et de la France , soit portée au loin par le souffle de la grâce, et qu'elle germe dans les âmes, comme une semence féconde de régénération sociale et catholique.
Recevez, mon bon et cher Père, l'expression de mes plus affectueux sentiments.
f LOUIS-MARIE, Év. de Saint-Dié.
Lettre de M^r l'Èvêque d'Angers.
Mon cher Père,
Je vous remercie de m'avoir envoyé votre livre sur la Providence et les Châtiments de la France : puisse-t-il faire ouvrir les yeux à tant d'hommes que nos récentes catastrophes ont étourdis, mais non pas éclairés 1 Vous ne vous êtes pas borné à montrer la main de Dieu dans les événements de la dernière guerre ; mais, remontant des faits aux principes, vous avez réfuté avec autant de vigueur que d'àpropos les objections des sophistes contre l'économie providentielle. Leçon profitable aux bons, le malbeur est pour les méchants une occasion de blasphème : vous confondez les uns, en relevant le courage des autres. Il y a d'ailleurs dans ces pages émues un accent frauçais qui me touche, et qui prouve une fois de plus que le vrai patriotisme prend sa source dans la foi religieuse. Vous ne désespérez pas de notre pays, et vous comptez sur son avenir. C'est la pensée qui doit nous soutenir dans nos efforts et dans nos luttes.
En vous félicitant d'un ouvrage que je désire voir se répandre le plus possible, je vous prie, mon cher Père, d'agréer l'expression de mes sentiments affectueux et bien dévoués.
f CH. -EMILE, Evoque d'Angers.