I.A PUOVl.VCK A CHEVAL
ont vu cent l'ois, el que la corrcclioii de la leime des (roupos rend forcément idenli(|ue avec celui qu'ils ont déjà maintes fois contemplé, n'est-il pas tout naturel (]uc les populations canqjajjnaides fassent preuve d'une curiosité é;j;alc quand il s'a;;il pour elles d'une occasion jieul-èli-e unicpie de voir réunis une fjrande (piaulilé de militaires, elles qui ne connaissent la force armée de leur pays que par les rares échantillons contenus dans la bnjjade la ])]us proche di> gendaimcrie départementale?
La plupart des paysans accourus au-devant des détachements en marche apprennent non-seulement à connaître l'uniforme, l\ distinguer un cavalier d'un ianlassin, à laire la différence entre un sergent et un général, mais ils ont encore l'avantage de les voir en pleine action, manœuvrant et couibatlanl.
C'est donc plus qu'un spectacle allrayant.
C'est pour ceux qui n'ont pas encore été appelés au régiment un enseignement préparatoire qui kur permit d'avoir une idée de ce que l'on attend
LA l'ROVIXCE A CHEVAL.
d'eux, et de ce qu'ils auront à faire quand de sppclalcurs ils seront appelés à devenir acteurs.
Comme spectacle pur, c'est encore bien supérieur à la revue la plus imposante.
S'il est vrai que la variété soit une condition essentielle pour soutenir Tintérêt, il est constamment tenu en éveil par la multiplicité des tableaux qu'offre une armée en marelie, et le déiilé successif de l'inlanferie, de la
Demande de reoselgnements.
cavalerie et de l'artillerie, sans compter les véhicules de toutes sortes enq)loyés pour le transport des mille objets nécessaires à l'approvisionnement des cantines, le matériel des ambulances, les forges ambulantes et autres appareils télégraphiques, électriques, voire même aérostatiques.