‹ La province chinoise du Yün-nan (volume 2)Chapitre 1 sur 174 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Le coi/a(je dont ces notes contieiment le récit fut décidé en juin 186dj au retour de l'excursion que 31. DupuiSj Texplorcdeur du fleure Rouge ^ r>enait de faire dans le YihMian à la requête des autorités de cette province. Aux prises depuis des amiées avec la formidahle rébellion musulmane qui menaçait d anéantir T autorité chinoise^ le vice-roi et le gouverneur de la province résolurent^ afin de réduire leurs adversaires^ de faire venir d^Europe un matériel de guerre complet.

Amener des pièces cPartillerie dans une province ou la seule voie de communication facile et courte — le fleuve Rouge — était interceptée par les rebelles^ n^était pas une faible entreprise. La route du Ssucil u an par le Yang-tzu restait^ il est vrai^ ouverte ^ mais il y avait à la prendre de graves objections : la longueur du trajet et la difficulté de transport. Il ne faut pa^s moins en effet de soixante-dix à soixante-

Vni PREFACE.

quinze jovrSy dans les conditions ordinaires de navi- (jationy à travers les rapides et les gorges qui marquent le cours du Yang-fzïfy pour atteindre seulement le point d^i7iter section de la voie fluviale et de celle de terre. Et^ dans cette demière partie du vogage, que crobstacles à vaincre^ surtout quand il s'agit de trans' ' ])ortery à travers les montagnes abruptes du Ssu-cliuan et du Kuei'ChoUy des objets encombraids, dont T énorme poids ne peut être divisé entre des bêtes de somme!

Les mandari?fs connaissaient toutes les difficultés que présentait un co?ivoi de ce genre; mais souhaitant v^ivement d'être en possession de canons européens^ dont iU avaient ente?idu raco)der les surprenants ejfets, et sur r assurance de M. Dupuis que la navigation du fleuve Rouge pouvait être aisément reprise^ ils se laissèrent gagner à cette économie de temps et de dépense et résolurent d^ acquérir un matéiel de guerre et de créer un arsenal. De leur côté y les fonctionnaires civils y voyafit dans V ouverture de la route du Tungking nu moyen de rétablir le mouvement commercial que la rébellion avait arrêté ^ et par suite une fructueu^se source de revenus pour le trésor public ^ promirent de seconder Ventreprise de tous leurs efforts.

Malheureusement j la province ûait alors dans un complet désarroi : tout le midi était occupé par les bandes des chefs indépeiidants ou au pouvoir des partisans de Tu Wen-hsiaOy sultan de Ta-li. Au mois de

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