PRODUCTION DES MÉTAUX
i mines étaient en plein produit, le cours régulier était de
2,50 (17 fr. 50 c).
Le district de Kuo-chiu produit aussi de la calamine; le galerie ouverte comme essai a donné de bons résultats, silheureusement la rébellion a empêché qu'on donnât suite cette exploitation.
Afin de donner une idée plus nette de la richesse métal- •gique de cette province, nous croyons utile de relever la te des principales mines de cuivre, d'argent, d'or et autres, issée par départements.
Dans cette liste nous avons omis d'indiquer la production
chaque mine, telle qu'elle est rapportée dans le texte Lnois du Tien-nan-kuan-chang, règlement des mines du ys de Tien-nan (aujourd'hui province du YUn-nan). Ce travail, rédigé depuis longues années, a perdu beauap de sa valeur par suite des changements survenus dans » exploita.tions : un grand nombre de mines, alors florisntes, sont presque épuisées, l'impôt qu'elles payaient a 2sque partout été réduit et en certains endroits annulé, idis que dans quelques départements de nouvelles conces- ►ns ont été exploitées.
Depuis le début de la guerre civile, la production métal- 'gique de cette riche contrée a été à peu près nulle. A osent que le calme est rétabli, le gouvernement, quoique ebeux de rouvrir toutes ces mines, source de revenu, eite à le faire par crainte de nouveaux désordres. Si, d'après les chiffres indiqués dans le document cité 08 haut, on veut connaître la quantité de cuivre dont aque mine était gratuitement redevable au gouvernement
Pékin, on trouve l'énorme total de 7,645,659 livres
250 I^A MÉTALLURGIE AU YtÎN-NAN.
chinoises (5,093,712 kilogrammes), sans compter 1,239,385 livres chinoises (826,252 kilogrammes) à fonmir à la province pour les manufactures de sapèques, soit ensemble 5,919,964 kilogrammes pour les deux impôts.
L'impôt {sImi'Uo, ^ ^) fixé par le gouvernement, et dont les mandarins sont responsables, est de 10 pour 100 sur tout le cuivre que produit chaque mine. Un autre droit de 4 pour 100 appelé chimn-Uo (1^ ^) est perçu par le vice-roi (1,239,385 livres chinoises), pour les besoins de la province. Un troisième, fixé à 10 pour 100, n'est pas obligatoire, mais les marchands l'acquittent assez régulièrement: c'est le tsai-tung'cJiang (jj^ ^ j^), qui est en partie employé aux frais de transport et à l'amélioration des voies de communication. En admettant que les trois impôts fussent payés par toutes les mines de cuivre, ce qui n'est pas le cas, il faudrait estimer à 24 pour 100 environ le tribut annuel prélevée sur le métal produit.
Il n'est pas possible de douter que ce document contienne de graves erreurs, car, les industriels avec lesquels nous avons vérifié les chiffres prétendent que, même au moment où la province était le plus prospère, l'impôt, dont le chiffre énorme est mentionné plus haut, n'a jamais été aussi haut, à beaucoup près. Quant à nous, nous nous garderons de donner une, estimation même approximative, attendu que pendant notre séjour dans cette province peu d'exploitations fonctionnaient et celles-là manquaient d'argent et d'ouM^iers.
Département de Yûn-nan-fu.
La mine de Wan-pao C^ ^), dans le district d'I-m^î^il 50 lis nord-ouest, est administrée par le mandarin de cette dernière ville. Ouverte sous rempereui- Cirien-lungi
PRINCIPALES MINES DE LA PROAaNCE. 251
été fort productive. C'est une de celles qui, pendant ellion et avec un personnel restreint, n'ont pas cessé ictionner.
is le même massif se trouve la mine de San-cliia ^); elle fut ouverte par trois familles musulmanes, son nom qui signifie trois familles. Au commencement •oubles, les musulmans en furent chassés, et depuis 3t entre les mains des Chinois.
près les statistiques de cette époque, la production de eux mines est estimée à 270,000 livres chinoises de
par an; le manque de bras et l'épuisement de cerfilons l'ont réduite à y,o enviroiL II existe d'autres mts dans les environs; mais la guerre civile, en lant les ressources, n'a pas permis de poursuivre les
mine de Ta-mei (^ ^), située à 30 lis nord de i-hsien (^ ^ ^), dans la montagne de Kuan-ylln p), fut ouverte la vingt-huitième année du règne de -lung; elle était abondante, mais quelques filons se puisés, et la rébellion a presque miné l'exploitation, mine de Shih-tzù-wei {^ ^ J^), située à 200 lis •d de Wu-ting-chou, dans la montagne appelée Yiianj^ ^), n'a rien produit pendant les dix-sept années erre civile. Elle est dirigée par un petit mandarin, sous les ordres du préfet de Tung-clùian. Ouverte 1 dynastie des Ming, elle donna de mauvais résultats qu'elle était mal administrée. Dans la quarante-troîannée du règne de Chien -lung, elle fut imposée à ) livres de cuivre par an.
mine de Ta-pao-shan (^ ^ |1|), à 120 lis de Wulou, est sous la direction du mandarin de cette ville.
Ouverte la trentième année de Tempereur Ch'ieu-lung, elle ne produit plus qu'un minerai médiocre; d'autres galeries penîées dans les environs ont donné de meilleurs résultats. En raison de l'infériorité de son produit, le prix du cuivre fut fixé à 6 taëls par 100 livres chinoises.
Département de Tung-chuan.
La mine de T'ang-tan (^ f^)^ à 170 lis uord-est de Tung-clùian et à 80 de Hsttan-wei, a ses fourneaux sur le flanc d'une colline, au pied de laquelle passe la grand' route de Yung-ning-lisien à YUn-nan-fu. Cette mine, qui date des Ming, fut d'abord d'un rapport insignifiant ; sous Ch'ien-lung, des industriels intelligents ouvrirent de nouvelles galeries qui donnèrent des résultats magnifiques. Durant sa période de prospérité, sa production était estimée à 30,000 livres chinoises. Sous le règne suivant, les filons s'épuisèrent et les exploitants, ne pouvant plus faire face aux dépenses, menacèrent de fermer la mine si le gouvernement ne diminuait l'impôt, ce qu'il fit. Le prix du cuivre resta le même, soit T. 7.452 par 100 livi-es chinoises.
Depuis cette époque, de grands changements ont eu lieu: l'abondance des filons diminuant, les taxes ont été encore réduites, et aujourd'hui, bien que la rébellion n'ait pas dévasté ces parages, les travaux y sont conduits avec lenteur. En janvier 1871 et décembre 1873, le propriétaire de la mine, que nous avons vu dans ces deux occasions, se plaignait de l'épuîsenient des filons et surtout du manque de capitaux; la main d'œuvre ayant fort augmenté par suite de la rareté des ouviners, il nous assura qu'il se verrait forcé d'arrêter Tcxploitation, si le gouvernement ne se décidait pas à paver le cuivre i)lus cher.
La mine de Lu-lu (^ ^), située à 160 lis ouest de Hui-i, dans la montagne Lu - hsUeh - slian (^ ® li|), est sous la direction du mandarin de Tung-ciruan. Elle fut détachée de la province du Ssù-ch uan, dont elle faisait partie, dans la quatrième année du régne de Yung-cliêng. Sa production étant alors considérable, elle fut taxée à une redevance amiuelle d'environ un million de livres. Depuis les industriels ont obtenu plusieurs réductions; en outi'e, la rébellion Ta presque rainée. Dans les mines qui précèdent, les impôts et le prix du cuivre sont les mêmes qu'à T'ang-tan.
Les mines de Ta-shui, celles de Tzil-niu-p'o (^4^ ^), de Mao-lu (^ j^), de Tzû-chang (-^ j^) et de Fu-erhshan (^ ^^ li|) ont beaucoup produit à une certaine époque; mais la guerre civile a complètement désorganisé les exploitations. Sur la rive opposée du Cliin-sha-chiang, dépendante du Ssû-cb'uan, se ti'ouvent les mines de Chinsha-tzù-ch'ang (^ ^ -^ j^), de Chin-yilan et de Ta-feng-
Le district de Tung-clnian possède aussi de nombreux gisements de galène argentifère. La mine de Mien-hua-ti (JK^ tÊ ^)i ^^^ nord-ouest de ChHao-cbia, sur les confins du Sstl-chuan, est très productive. Citons encore celles de Obni-niu, au sud-ouest de Hui-i ; de Cli iao-lien (ï^ ^), à l'est de Hui-i; et de Kuan-sban (^ \\\) : cette dernière n'est ouverte que depuis quelques années.
Département de Chao-t'ung.
Cette préfecture, comme la précédente, est une des plus riches en gisements métallifères, qui de tous temps ont été l'objet d'exploitations suivies. Parmi les plus considérables figure au premier rang celle de Jén-lao-shaii {\ ^ ^Jj),
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à 490 lis nord-ouest de Ta-kuan-f ing ; elle n'est séparée de Chen-lisiung que par luie chaîne de hautes montagnes. Le même district possède la raine de Ch'ien-chu (^ jff)^ dans un endroit nommé Ting-mu ("J* ^) : ses filons s'étendent presque sous les eaux du Chin-sha-chiang. Ces deux mines sont placées sous la direction du mandarin de Ta-kuan-t'ing.
La mine de Lo-ma (^ |||), qui fait partie du district de Yung-shan-hsien, est située à Lung-t'ou-shan (§| ^ |lj): elle est renommée pour la grande quantité d'argent qu'y contient le cuivre; le mandarin de cette dernière viUe l'administre. Jadis très productive, la rébellion l'a presque ruinée.
Dans le district de T'ien-sha (^ ^), on trouve la mine de Hsiao-yen-fang (>J\ ^ J^), placée sous les ordres du mandarin de Yung-shan-hsien. Au nord-ouest de cette >ille est la mine de Chang-fa-p'o f;^ ^ i^)? dans un endroit appelé Ko-k'uei (^ JS)? ^^^^^ '^ direction du même mandarin.
Trois autres mines, produisant de la galène argentifère, sont situées à Niu-kai-tien {^ ^ jJÈ^), à Lan-sliih-liang et à Hsin-kai-tzfi (^ jj^ -^j; ces deux dernières, bien qne la galène soit abondante et très riche en plomb, produisent peu d'argent.
DÉPARTEMENT DE ChÊNG-CHIANG.
Dans ce département il y a sept mines de cuivre : elles se ti'ouvent toutes sur le district de Lu-nan-chou et dépendent du mandarin de cette ville.
La plus importante est Feng-huang-p'o (J^ J^^)^ située à <)0 lis de Lu-nan-chou : elle fut ouverte dans la première année du règne de Clncn-lung et imposée presque à la même époque que les autres.
Citons ensuite Hung-sliih-yen (j^ ^ ^), à Test de la ville; Hung-po (j^ ;^), dans le même massif et à 50 lis de la ville; Ta-hsing (^ J^L), qui en est à 30 lis; Tzilchang, Tung-tzû-hsiao-clung (^^ ^ /J> ^), et Fa-ku (^ ■jjf); les trois dernières, quoique ayant des noms différents, sont ouvertes dans les mêmes parages que les précédentes et comptent comme leurs dépendances. Ces exploitations, déjà aiïaiblies, n'ont presque rien produit durant la guerre civile.
Au sud du département, on a signalé l'existence de deux gisements de galène, mais l'état de ti'ouble n'a pas permis de donner suite à l'exploitation.
Département de Chu-ching.
La mine de Shuang-lung (^ ^), à* 95 lis nord-ouest de Hslin-tien, fut ouverte sous Ch'ien-lung; elle fut imposée peu de temps après, et le prix du cuivre fixé au même taux que dans les précédentes. Cette mine a donné naissance à celles de Tz û-ying (^ ^) et de Tzû-ch'ang (-^ jj|[).
Dans le même département on trouve plusieurs gisements de blende et de galène. La mine de zinc, située dans le district de P'ing-i-hsien , fournit une grande quantité de ce métal au gouveraement. La mine de galène argentifère de Kuei-i (^ ^) est aussi très riche; malheureusement, depuis la rébellion ces exploitations sont fort languissantes.
DÉPARTEMENT DE ShUN-NING.
La mine de Nhig-tai (^ éf)' ^ ^'^^ ^^^ ^^^ ^^^^ ^^ ^^**^ ville, sur le territoire des T\i-ssil, peu importante lors de l'ouverture, a été fructueuse par la suite. Au même district se rattachent les mines de Tzû-ch'ang, de Shui-hsi (;|c f^)i
de Ti-ma (Jg ||), de Ch uaiig-ma-ling (^ m ^), et de Lo-han-shan (^ M Ul)-
Au sud -ouest de la mine de Ning-tai se trouvent les raines d'argent de Yung-clung (^< ^) et de Ma-lin (|| |f[).
Toutes ces raines, sur lesquelles le mandarin de Shunnîng exerçait une certaine autorité, bien que situées sur le territoire des T\i-ssû, sont torabées au pouvoir des rebelles et n'ont plus rien rapporté depuis au gouvernement.
Département de Lin-an.
Les mines de cuivre y sont au nombre de trois. La première, I-tu (^ ^), est située dans le district de Hsi-ohsien, à 150 lis ouest de cette ville, dans la montagne de Ciring-lung (^ ]||). Comrae elle n'est distante que de 100 lis d'I-niên (^ p^), elle est placée sous l'autorité du raandarin de cette ville. La seconde, Chin-ch'ai (^ j^j, sur le territoire et à 90 lis sud-ouest de Mêng-tzù, fut ouverte sous Ch'ien-lung. Elle produit une qualité de cuivre noir, que les Chinois noraraent wu-tung (^^ ^); cette couleur, paraît-il, provient au cuivre d'une petite quantité d'or et de plorab qu'il contient. Les moyens de transport étant très onéreux, bien que les filoniS soient importants, l'exploitation est presque délaissée. La troisième, Lu-kuang (Ht iS[)i ^^* située au nord de Ning-cliou, dont le mandarin l'administre.
Les mines de Kuo-chiu fournissent beaucoup d'étain, d'argent, du cuivre et du fer dans le même massif; on y trouve aussi des gisements de blende. La mine de Lung-cliou (fi >W) l'cirf^rïïic des filons abondants de galène argentifère, et la richesse de celle de Méng-lio (^ |f^) n'est pas moins remarquable.
PRIN(;iPALES MINES DE LA PROVINCE. 257
Il y a aussi d'autres gisements à Test et au sud de Tachuang ; mais l'état de désordre en a empêché T exploitation.
Département de Ta-li.
Les mines de ce département sont très nombreuses; mais la guerre civile s'y est déchaînée avec tant de furie que beaucoup ont été forcées de suspendre les travaux, et depuis la paix il y en a peu qui soient en activité.
La mine de Pai-yang (^ :^), située au nord-ouest, dans le district de Yun-lung (^ ^) sur la montagne de Paiyang, a d'abord été exploitée pour le minerai d'argent, et dès son ouverture elle produisit une grande quantité de ce métal; par la suite, des filons de cuivre furent découverts dans la même montagne, de sorte que, quand la rébellion éclata, elle produisait l'un et l'autre.
La mine de Ta-kun, située, un peu plus au nord que la précédente, dans la montagne appelée Ta-kun, fut ouverte un peu après l'autre ; sa production est loin d'être aussi importante que la première. On compte aussi les mines de Tzû-chang, Lo-i-ko-chê-tien (^ -^ -^ ^ ^), Man-langshan (i^ ÎH iJLl), Hui-tu-ping, Sha-ho (^ f^). En fait de mines d'argent, on n'en exploite que trois : Ta-mei-ti, Taku-ti et Pai-yang-shan.
Les environs de Chao-chou produisent ime pierre ou terre
très jaune dite, shih-huang (^g ^)î ^^^ ^^^^ ^ ^^^^^ ^^^ couleurs.
Département de Chu-hsiung.
Quatre mines de cuivre ont été exploitées dans ce département. La première, Chai-shui-clung (|^ -^ ||), est située à 300 lis sud de la ville de Nan-an ; Ma-lung ( ,g| f|) est
à 250 lis ouest de la même ville ; Hsiaiig-slui-p'o (^ jj^ ^), dans la montagne de Fêng-huang (^Jj^ J§^,), à 215 lis est de Nan-an-chou; et Hsiu-clnin (^ ^), à 130 lis sud de Ting-yiian-lisien. Ces quatre mines, très productives avant la rébellion, ont été abandonnées pendant la guerre et n'étaient pas encore reprises à notre départ.
Les mines d'argent, sans être nombreuses, sont d'iui rapport très rémunérateur; Yung-slién (^^ ^) est au sud-ouest de Nan-an, dans la montagne de Chiu-fai (^ ^); Shihyang (^ :^), peut-être la plus riche, fut ouverte la vingtquatrième année du règne de K'ang-hsi; Ma-lung est au sud-ouest de Nan-an. Le minerai qui en sort contient une notable quantité d'or, que les indigènes retirent en trausformant l'argent en sulfure ; l'or contenu dans l'argent est précipité au fond du creuset.
Département de Li-chiang.
La mine de Hui-lung (^ |[| ), à 300 lis ouest de cette préfecture, dans la montagne du même nom, produit, en même temps que du minerai de cuivre, de la galène argentifère très riche. Plusieurs galeries ont été ouvertes dans le même massif. Les mines de Lung-pao (^ ^) et de Clia-ehn (tL ^) ^^'^^ situées à 150 lis sud-ouest de Li-chiang.
Près de Yung-pei se trouve la mine de Tê-pao-ping (W ^ ^)- ^^ctt^ exploitation pendant longtemps a donné de bons résultats; puis les filons ayant tout à coup ce^é. l'on est arrivé, en poursuivant les travaux, devant un énorme bloc de cuivre natif parfaitement malléable; mais les procédés indigènes n'ont pas réussi à rcntamer.
Dans ce département nous ne connaissons que trois mines d'argent : Hui-lung, dont nous avons déjà parlé ; Lan-shui-t ou
et Pao-p ing, qui se sont réunies après quelques années d'exploitation.