‹ La province chinoise du Yün-nan (volume 2)Chapitre 159 sur 174 · OR. MERCURE · texte numérisé non relu

OR. MERCURE

brraer du sulfure d'argent. Le sulfure est recueilli à mesure lu'il se forme, et quand tout le métal est passé à l'état de mlfiire, Tor contenu dans l'argent traité tombe au fond du creuset. Ce procédé, quoique négligeant une certaine quantité l'or, donne de très bons résultats, aussi est-il mis en pratique dans presque toutes les mines d'argent de la province.

Les gisements d'or sont nombreux au Yun-nan ; beaucoup mt été ruinés par la rébellion, quelques-uns seulement sont exploités.

Le traitement de l'or diffère presque dans chaque mine: i Ta-lang, on exploite les terres par lavage. Dans le dé- )artement de K'ai-hua, où il se rencontre en filons dans une •oclie quartzeuse très dure, quelques exploitations par lavage lonnent aussi de bons résultats. A Yung-pei, les terres riclies m or sont traitées par amalgame avec du mercure ; ce métal ?st ensuite évaporé dans des cornues. Un grand nombre de orrents cliarrient de l'or, mais pas assez pour donner lieu i des travaux suivis; néanmoins les riverains, pendant la norte saison, s'occupent à laver le sable et leurs effoils >ont souvent récompensés.

Le mercure se présente sous diverses formes. Dans le lépartement de Ta-li on exploitait avant la rébellion pluiieurs gisements de cinabre. Le traitement consiste à griller !e minerai dans un fourneau; les gaz qui en proviennent ront se condenser dans des espèces de jarres, disposées au lombre de trois ou quatre de chaque côté du fourneau et réunies entre elles par des tubes en terre glaise; au fond le ces jarres il y a une certaine quantité d'eau qui aide à a condensation des vapeurs mercurielles. Dans certains

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endroite on emploie de grandes cornues en terre, dont Textréniité plonge dans une bâche pleine d'eau; ce dernier système est surtout en usage dans les localités où les terres contiennent du mercure natif. Aux environs de Ta-chuaiig, on a exploité un gisement de mercure natif : après avoir retiré ce métal , on se contentait de soumetti'e les terres à une haute température dans une conme et les gaz se condensaient dans des récipients à eau ; cette exploîtution abandonnée pendant la rébellion n'a pas été reprise.

Plusieurs gisements de blende d'une grande richesse et d'une extraction facile ont été exploités. Quelques-uiis ont été ruhiés par les rebelles, d'autres sont presque épuisés, et ceux qui peuvent encore donner de bons résultats ne sont pas exploités h cause de l'absence de débouchés. Au moment où nous avons quitté la province, un seul gisement était exploité dans le district de Fing-i-hsîen. Cette mine fournit presque tout le zinc dont la province a besoin; la demande étant insignifiante, il y a peu d'ouvriers employés.

Le minerai, après avoir été préalablement débourbé et broyé sous la meule, est traité dans une espèce de cornue entièrement construite en argile ; on la nomme Hua-kuan-lu, parce qu'elle a la forme d'une jarre. Le minerai est entoure de charbon de tous les côtés et enfermé hermétiquement pour éviter le contact de l'air. Deux ou quatre cornues foiment le chargement d'un fourneau. La réduction terminée, on procède au coulage de la matière.

Lors de notre départ, le prix de zinc de première qualit*î était de T. 4,20 (29 fr. 40 c.) le picul (environ GO kilogrammes; ; la deuxième qualité valait T. 3,50 (24 fr. 50 c.)» C'est un prix considéré conmie très élevé, car, quand toutes^

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