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10 Ihioertune pan oti Ul malier'e s 'écoulé' d m^esure ^u, 'el/e^se produit .
11 J^ttie poT'te ^tU pmmvet' de^ visiter leL tuyère, ei^ de- suivra la- marrie fie l^operattony.
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AMartm,Sc.
L^ETAIN. SON TOAIl^EMENT. 235
à raison de 5 sapèques la livre chinoise, prix un peu inférieur à celui du marché de Mêng-tzû.
Avant la rébellion, une partie des industriels employaient le eharbcm de terre de Ta-chuang * et celui de Lin-an ^. Ce {çem-e de combustible était transporté sur les lieux mêmes ., par des chanettes de la localité. Depuis la rébellion, les toiTents ont coupé les routes qui n'étaient plus entretenues, et la circulation étant devenue impossible, ce combustible a été forcément abandonné. Le rétablissement de la paix fait espérer que les routes une fois restaurées, le charbon de terre, dont les gisements sont nombreux dans les environs, viendra remplir le vide causé par le déboisement.
Le fourneau, réparé à neuf et convenablement séché, est rempli de charbon, et quatre hommes chargés de la manœuvre du soufflet donnent le vent. Dés que le bassin extérieur qui sert de récipient au métal est suffisamment chauffé par le jet de flamme qui s'échappe de l'ouverture, on charge le minerai. D'abord les charges de minerai sont faibles; mais la marche devenue régulière, on augmente la quantité jusqu'à la concurrence de y^ de combustible pour Ys de minerai. Au bout de quelques heures, on fait arriver le vent par secousses. Nous ne savons jusqu'à quel point cette manière de procéder, que nous avons vu mettre en pratique pour le cuivre, est nécessaire pour l'étain ; toujours est-il que toutes les usines suivent la même routine.
Le fourneau continue à marcher nuit et jour jusqu'à ce que le minerai soit entièrement traité ou que le sable de
' Ce charbon est très sulfureux et friable-, il était mis en briquettes et brûlé quelques heures dans un four à charbon de bois, d'où il sortait à Tétat de coke.
* Cette qualité est très appréciée ; elle dégage beaucoup de calorique, ne fait pas de fumée et est aussi légère que le coke.
236 I-A. xMÉTALLURGIE AU YtN-NAN.
rintérieiir soit fondu. S'il arrive que le museau de la tuyère fonde ou se dégrade, on suspend l'opération.
Lorsque le récipient extérieur est plein ou que l'ouvrier juge la quantité de matière suffisante pour couler plusieurs saumons, on procède au coulage. Dans le hangar qui abrite le founieau sont disposés des moules en sable, tous d'égales dimensions. Les saumons qui en sortent mesurent environ 65 à 70 centimètres de long, 25 à 30 de large et 4 à 6 d'épaisseur; ils pèsent environ 120 livres chinoises et forment, coupés "par le milieu, la charge ordinaire d'un cheval. On les partage en deux pour faire mieux apprécier la qualité de matière à vendre, et cela évite bien des difficultés.
Comme le métal qui tombe dans le récipient est couvert de scories, malgré la précaution d'écumer la surface avant de remplir les moules, toute la matière est portée avec de petites poches dans une grande chaudière en fonte, sur laquelle est disposée un ti^eillis très fin, en fil de fer, qui intercepte les matières étrangères que le métal peut contenir. La température du métal étant encore trop élevée, l'ouvrier le laisse refroidir afin que le retrait n'amène pas de trous au milieu du lingot, ce qui arrive quand il est trop chaud.
Les nombreuses galeries produisent des sortes de minerai différentes; bien que toutes soient traitées dans le même fourneau, chaque provenance a, pour ainsi dire, un traitement particulier; le produit en est coulé séparément et constitue la première, deuxième et troisième qualité.
Avant la rébellion, c'est-à-dire à l'époque où les mines étaient en plein rapport, la valeur de l'étain de première qualité était de T. 9 (63 fr.), la seconde et la troisième de T. 8 et 7,50 (56 et 52 fr. 50 c.) le picul, soit 100 livres chinoises (60 kilos). Depuis il y a eu de grands changements :