TERRES À COLONISER
Sur huit de nos grands chemins de colonisation, tout colon et tout €migrant mâle, âgé d’au moins dix-huit ans, peut ‘obtenir un lot de cent acres à titre gratuit. Le nombre d'acres destinés à être octroyés gratuitement est présentement de 84,050 et le Lieutenant-Gouverneur en Conseil a le pouvoir de l’augmenter au besoin. L'agent des terres, tant qu'il lui reste des lots disponibles à titre gratuit, est tenu d'accorter un permis d'occupation pour cent acres à quiconque en fait la domande, pourvu qu'il ait l’âge requis. Sous un mois de la date de ce permis, le concessionnaire doit prendre possession, à peine d’être déchu de son droit. A l'expiration de sa quatrième année de. possession, s’il a construit une maison habitable sur son lot, et s’il a douze acres de
terre en culture, il a droit à ses Lettres Patentes sans frais, et devient
propriétaire incommutable. On trouvera dans l’Appendice un état dé-
taillé concernant les terres disponibles À titre gratuit.
Le défrichement de nos terres vacantes, favorisé comme il l'est par le gouvernement et par la volonté énergique de la population, s’accroit
chaque année dans une progression étonnante. On en jugera par les
éhiffres suivants: Le recensement de 1851 constatait que le nombre d’acres de terre en culture dans la province était de 3,605,157, celui «de 1861 le porte à 4,804,425, soit une augmentation de 1,199,068
acres en dix aus, Aujourd'hui nous pouvons dire, sans craindre de nous tromper, que le nombre d’acres en culture est double de ce qu'il était en 1851. :
Les principaux centres de colonisation sont la vallée du Saguenay, celle du St. Maurice et celle de l’Ottawa au Nord du St. Laurent, puis les Cantons de l’Est, le Bas St. Laurent et la Gaspésie au sud du fleuve.