‹ La province de Québec [microforme]Chapitre 33 sur 47 · ADMINISTRATION JUDICIAIRE ET POLICE · texte numérisé non relu

ADMINISTRATION JUDICIAIRE ET POLICE

| | L'administration judiciaire est organisée au Canada aussi parfaite- Hit nent que dans les pays les plus civilisés du monde. Je me hâte cepen- | dant d'ajouter que les rôles, surtout en matière criminelle, ne sont ja- | mais encombrés. La population Canadienne est, en général, très-pacifique.

| Sauf dans les grandes vilivs, les fonctions d'officier de police sont une | véritable sinécure.

| Jusqu'ici on n’a pas jugé nécessaire d'organiser la gendarmerie et it a'y a pas même de gardes champêtres. Chacun respecte sorupuleusement les propriétés du voisin sans qu'il soit nécessaire de faire interçeair le force armée.

=ÿ1— DÉFENSE NATIONALE.

Depuis 1870, l'Angleterre a jugé utile de rappeler toutes les troupes qu'elle avait au Canada.

Pour la défense nationale, on a la milice citoyenne, composée de volontaires, qui sont appelés sous les armes une fois par année, pour quinse jours tout au plus. Chaque homme touche, pendant cette période, fr. 2.50 par jour d’argent de poche et la même somme est versées: à son profit pour sa nourriture quotidienne.

Donc pas d'armée permanente, pas de tirage au sort, pas de loi dur saug qui arrache chaque année d'innombrables jeunes gens au foyecpaternel pour les enfermer dans les forteresses ou les casernes.

Cela prouve-t-il qu'il serait facile au premier conquérant venu de s'emparer du Canada ?

Celui qui s’imaginerait pareille chose, se tromperait grossièrement. Pas de meilleur défenseur de sa patrie que le citoyen libre, habitué à vivre en paix, qui respecte la liberté et les droits des autres, frémitd’indignation lorsqu'on veut troubler la liberté -ct méconnaître so droits.

En 1861, de grandes difficultés surgirent entre l'Angleterre et less États-Unis. Immédiatement plusieurs milliers de Canadiens se portèreut vers la frontière et tinrent l'ennemi en respect.

En 1866, les ‘ Fenians” songèrent à s'emparer du Canada. Hn+ vins de 48 heures, 45,000 Canadiens bien armés étaient sous les armes et les envahisseurs furent culbutés.

Depuis lors les trouble paix savent à quoi s'en tenir et pas un pay au monde né peut compter sur une paix aussi durable que le Canada.

CHASSE ET PÊCHH.

En Europe la chasse et la pêche sont le passe-teaugs de quelques grivilégiés. On ne trouvera pas que j'exagère, lorsque je dirai qu'il g «à eu Belgique pour ainsi dire autant de garde-chasses que de pièoc de. gibier.

Au Canada, la éhasse et ln pêche sont libres. Le cultivateur et.

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Touvrier ont le droit de chasser aussi L que les riches et il n'y a des lois que pour protéger ie gibier et le poisson contre ceux qui, voulant chasser et pêcher en toute saison, finiraient par détruire une source d’amusement ct de bénéfices.

Les pêcheries canadiennes sont, sans contredit, des plus eonsidéra bles et des plus productives qui soient au monde.

La longueur des côtes maritimes des provinces de Québec, du Nouvéau-Brnnswick et de la Nouvelle-Ecosse, sans tenir compte des anfractuosités du rivage, est évaluée à 2,879 milles (4,632 kil. )et le privilège exclusif de la pêche sur ces côtes, sauf les concessions établies par les traités, s'exerce pour les pêcheurs canadiens sur environ 9.947 milles carrés.

On apprécie la. superficie collective de la partie canadienne des grands lacs Nupérieurs. Michigan, Huron, Brié et Ontario, que partage la ligne frontière du Canada et des Etats-Unis et de l'immense nappe d'eau salée eaclavée dans le territoire de la Confédération, qui baigne les rives des provinces britanniques sous les noms de golfe Naint-Laurent et de baies des Chaleurs et de Fundy. a au moins 121,951 milles carrés.

Il y a. en outre, dans le Nord-Ouest les lacs Winnipeg, Manitoba, Winnépégosis qui représentent collectivement une superfieie de 12,356 milles carrés.

Comme ou le voit, le champ est suflisamment vaste pour permettre aux pêcheurs canadiens de retirer de beaux bénéfices d'une industrie à laquelle se livrent, à l'exclusion de presque toutes autres, les habitants des côtes de ces provinces, qui, au nombre d'au moins 200.000,

vivent uniquement du produit de leur pêche.

Grâce à l’intelligente attention qu'on a portée au développement de cette immense et inépuisable source de richesse, les produits de la pê-

che ont augmeuté depuis plusieurs années dans des proportions considérables’ Pour donner une idée générale des ressources et du déve- Joppemieut de cette branche importante du revenu nous donnons le ‘chiffre de l'exportation de quelques-uns des principaux produits de la pêche, prenant comme terme de comparaison les deux années 1874 et 1875; quoique la production de cctte dernière n'ait pas été aussi con- -sidérable que celle des précédentes,

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MAMON, aoû ose ses ass crdrnence etes LADA dut, STORE: donnant un total de 82.754,562 (14,884,997 fr.) pour1875 et de $4.- ST8,648 (26,198,249 fr.) pour 1881, soit une différence de 82.124.086 (11,413,242 fr.) en faveur de 1881.

La pêche de l’alose, des huîtres du Golfe qui n'ont d'égales en aucun pays du monde, du homard dont la mise en conserves a donné, en 1881, la jolie somme de $1,347,901, l'huile provenant du loup maris, de la baleine et du marsouin donnent aussi des produits qui mériteraient d’être signalés,

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