SERVICE DE BATEAUX
Il y a, tout autour du Lac Saint-Jean, un vaste système de communications par eau, qui offre de grandes facilités au commerce de la vallée.
Les principales de ces rivières sont, au sud du lac,la Métabetchouan et la Ouiatchouan, à Ves^ la Belle-Rivière, à V ouest PAshuapmouchouan, au nord-ouest la Ticouabé et la Mistassini, au fiord et au nord-est la grande ' et la petite Péribonka.
1. La rivière Métabetchouan sort d'un petit lac près des sources de la rivière Sainte- Anne de la Pérade et se jette dans le Lac Saint-Jean, à six milles à l'ouest de Saint- Jérôme, après avoir décrit un cours d'environ 130 milles. Une de ses chutes a plus de 200 pieds de hauteur.
2. La rivière Ouiatchouan prend sa source dans les environs du lac Quaquakamaksis, décrit un cours d'une soixantaine de milles et forme à deux milles de son embouchure une chute de 236 pieds de hauteur.
3. La Belle-Rivière^ longue d'environ 45 milles, reçoit les eaux du lac Kénogamichiche
et a sa source dans les lacs de la Belle-Rivière.
4. \J Ashuapmouchouan se jette dans le lac, un mille et demi au nord-ouest de Saint- Prime. Elle a une largeur de trois quarts de mille à son embouchure et de 400 pieds, cent milles plus haut.
5. La rivière Ticouabé est navigable sur une longueur de près de trente milles.
6. La Mistassini a plus de trois cent milles de longueur, trois milles de largeur à son embouchure et est navigable, par des bateaux de faible tirant d'eau, jusqu'à vingtcinq milles en remontant. Cette rivière a plusieurs affluents considérables : la Mistassibi, la rivière aux Rats et l'Ouassiemska.
7. La grande Péribonka mesure 450 milles en longueur. Elle est navigable, jusqu'à vingt milles de son embouchure, pour les vapeurs de dimension ordinaire.
Toutes ces rivières égouttent des terrains d'une grande fertilité. Presque partout le soussol se compose de roches calcaires, sur lesquelles reposent des couches de terres glaise (argile) qui ont parfois plusieurs pieds d'épaisseur. Les dépôts superficiels, mêlés à cette terre glaise, se composent d'alluvions sablonneuses,
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d'humus et de détritus végétaux qui forment une terre arable d'une grande richesse, surtout à l'ouest et au nord du lac.
Cette fertilité, du reste, est établie apriori par la nature même des forêts de cette région.
On a dit, il y a longtemps déjà, que la vallée du Lac Saint- Jean deviendrait un jour le grenier de la province de Québec. Le fait est qu'elle peut former à elle seule une province entière, et, dans tous les cas, elle est destinée à. devenir avant peu, un vaste champ d'approvisionnement pour la vieille capitale, en même temps que celui vers lequel se tourneront les plus actives et les plus sérieuses tentatives de colonisation.
Il y a maintenant toute une flotille de bateaux mus, soit par l'électricité, la vapeur ou la gazoline, (essence) qui font divers services entre les différentes colonies du Lac Saint- Jean. Cette flotille se compose de 1 7 bateaux, ce qui rend les communications très faciles entre les différentes parties de la région.
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