‹ La province de Québec, son organisation politique et administrative, ses ressources agricoles, minieres et industriellesChapitre 29 sur 77 · LONGUEUR · texte numérisé non relu

LONGUEUR

Keepawa i6o milles

Du Moine 120

Noire 130

Coulonge 163

Gatineau 250

Du Lièvre 200

Petite-Nation 50

Rouge 100

Du Nord 45

L'Assomption 50

Ces rivières fournissent de bons pouvoirs d'eau et d'excellentes voies pour le transport des bois, au moyen de la flottaison.

Le bassin de la Lièvre est arrosé par la rivière du Lièvre qui traverse les comtés de Maskinongé, de Berthier, de Joliette, de Montcalm, le centre du comté d'Ottawa, et qui, après un parcours de plusieurs centaines de milles, mêle ses flots à ceux de la rivière Outaouais.

Dans la seule vallée des sources de la rivière Rouge, de la rivière du Lièvre, de la Petite Nation et de la Gatineau, il existe 250,000 acres de terres cultivables, d'une qualité égale, sinon supérieure, à celle des terres les plus riches de la vallée du Saint-Laurent,

Certains cantons se recommandent spécialement : Amherst^ Arundel^ Clyde^ sur les bords de la Rouge ; Joly^ Marchand^ Mousseau et Lynch^ la Minerve^ Loranger^ tous ces cantons situés sur la Lièvre, etc.

Le " Nominingue " ou canton Loranger mérite une mention particulière. C'est le centre de cette région que l'on est convenu d'appeler la région Labelle et qui mesure trente milles carrés. Ce canton est entouré des cantons Marchand, Joly, IMinerve, Lesage, de Montigny, Boyer, Turgeon et Mousseau. Il est parsemé de lacs superbes, entre autres le grand et le petit Nominingue. Ces lacs très navigables et très poissonneux sont au nombre de quinze. Le grand lac est entouré des essences forestières les plus variées.

Un développement non moins sensible se manifeste dans une autre région qu'on est convenu d'appeler la vallée de la Gatineau.

Celle-ci, du reste, est loin d'être inférieure aux autres parties de la vallée de l'Outaouais.

Les cantons Aumond, Kensington, Maniwaki, Egan, Lytton — pour n'en citer que quelques-uns — renferment des terrains de première qualité sous tous les rapports.

Toute cette vallée de la Gatineau — qui comprend une étendue d'au moins 10,000 milles carrés, est traversée par la rivière Gatineau, rivière superbe qui a près de 250 milles de longueur.

Le lac Témiscamingue offre aussi une vallée assez étendue pour y jeter les assises de plusieurs paroisses et fournir à la colonisation des facilités sur lesquelles l'on ne saurait trop insister.

Le lac Témiscamingue mesure 75 milles de longueur sur une largeur variant de un à cinq milles et trois quarts. Très profond, il peut être parcouru, dans toute son étendue, par des vaisseaux d'un fort tonnage. De nombreux et importants tributaires l'alimentent.

La vallée du lac Témiscamingue propre-

ment dite n'a pas plus de 100 milles de longueur et 120 milles de largeur.

Le littoral du lac, sur une profondeur variant de deux à trois milles, est brisé et montagneux; au delà, ce sont d'immenses plateaux et vallées déboisées, et où, par conséquent, les chemins sont faciles à faire.

Comme dans la vallée de l'Outaouais, le sol y est presque partout d'une grande richesse.

Le climat est à peu près celui d'Ottawa, avec cette différence cependant que l'atmosphère y est moins humide ; il est, en tous cas, très favorable à la culture de toutes les espèces de céréales.

La contrée possède aussi de riches forêts, source d'un commerce de bois des plus considérables et des plus lucratifs pour les habitants.

Les terres sont en grande partie argileuses, fortes et couvertes d'un humus de 4 à 6 pouces dans les endroits bas.

La région du lac Témiscamingue est aussi par excellence un pays de chasse et de pêche. Le gibier à poils et à plumes s'y rencontre à profusion et le poisson de toute espèce abonde dans le lac et les rivières. On y trouve 1 éturgeon, le poisson blanc, l'anguille, le bro-

chet, le hareng d'eau douce, l'achigan et surtout le doré.

On compte déjà plusieurs cantons florissants dans cette région.

La vallée de l'Outaouais Supérieur est aujourd'hui sortie de son isolement.

Les voies de communication qui étaient assez rares, il n'y a pas encore dix ans, se font chaque année plus nombreuses et plus importantes.

Son réseau de chemins de fer permet maintenant d'atteindre les postes les plus importants du Nord, où se trouvent les cantons à coloniser.

Un de ces chemins de fer — le chemin de la jonction de Pontiac au Pacifique — partant d'Aylmer, traverse les cantons d'Aylmer, d'Eardley, Onslow, Bristol, Clarendon, Litchfield, Mansfield, etc.

Sa longueur actuelle est de soixante-onze milles.

Le chemin de fer Montréal et Occidental débouche de la florissante paroisse de Saint- Jérome et passe par le village de Shawbridge et par les paroisses de Saint Hyppolite (canton

Abercrombié)^ Saint-Sauveur, {Pied7nond\ St- Adèle (canton Morin\ Sainte-Marguerite (canton Wex/o7'd)^ Sainte-Agathe (canton Baresford) Sainte-Lucie (canton Doncaster)^ Saint- Faustin (canton Wolfe)^ Saint-Jovite (canton de Salaberry et Grandùon)^ La Conception (canton Clyde\ et atteint La-Chute-aux-Iroquois ou Labelle, dans le canton yi^/y.

De Labelle, on peut atteindre la haute région de la rivière Rouge par les chemins ordinaires de colonisation qui mènent jusqu'à l'Ascension. A deux milles au-dessus de Labelle, sur la rive ouest de la Rouge, prend le chemin Chapleau qui conduit le colon jusqu'au lac Nominingue, puis à la Kiamika, et à la rivière du Lièvre, et, en remontant cette dernière rivière, jusqu'au rapide de l'Orignal, soit une distance totale de 63 milles.

A une distance d'un mille de la rivière Rouge, sur le chemin Chapleau, part un autre grand chemin qui aboutit d'abord au lac Labelle, dont il longe et contourne l'extrémité nord, pour se rendre au canton de la Minerv^e, et de là au canton Lesage.

Le chemin Boileau traverse le canton Marchand, de la rivière Rouge à la traverse de

l'Annonciation, jusqu'au grand Nominingue.

Sur la Lièvre, il y a un chemin jusqu'à Notre-Dame-du-Laus, canton McGill. Deux lignes de petits bateaux remontent aussi la Lièvre jusqu'à Notre-Dame-du-Laus.

Le chemin de fer de la vallée de la Gatineau parcourt actuellement une distace de 54 ^ milles. Il part de Hull, oii il fait jonction avec le Pacifique, et au nombre des cantons qui sont sur sa route, se trouvent ceux de Hull, Wakefield, Low, Aylwin, Wright, Bouchette, Maniwaki.

Le chemin de fer de colonisation de Montfort^ dont la construction est toute récente, part d'un point de jonction avec le Montréal et Occidental entre Shawbridge et la station de Piedmond, et se dirige vers l'ouest jusqu'à vingt et un milles de son point de départ. Il traverse, sur son parcours, Morrin-Flats, les Mille-Iles, passe devant l'orphelinat de Montfort, dans le canton de Wentworth, et continue à travers le canton Howard et une partie du canton Montcahn ovl il s'arrête pour le présent^ mais le terminus projeté est Arundel.

Jusqu'à ces dernières années, la difficulté des communications, entre Mattawan et le lac Témiscamingue, a toujours été le principal obstacle de la colonisation de la région avoisinant le lac. Cet obstacle, heureusement, n'existe plus.

On se rend aujourd'hui de Montréal à Mattawan par le chemin de fer du Pacifique, et de Mattawan au lac Témiscamingue et au lac Kippewa par un embranchement que la même compagnie vient de construire.

Trois bateaux à vapeur tiennent une ligne régulière, trois fois la semaine, sur le lac Témiscamingue et mettent les colons du Témiscamingue en communication directe avec les chars du Pacifique à Gordon Creek, pendant l'été. Ajoutons qu'il se construit actuellement un bon chemin de colonisation qui devra se raccorder, l'hiver, avec le chemin du Pacifique.

Pour se rendre à la Baie des Pères, il faut prendre le Pacifique Canadien qui conduit à Mattawaet, de là un embranchement du C.P.R. qui mène à la tête du Long Sault. A partir de ce dernier point, il y a une superbe navigation,

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l'été, par bateau à vapeur, jusqu'à la Baie des Pères.

I/a distance entre Mattawa et la Baie des Pères est de 91 milles.

Le trajet d'Ottawa à la Baie des Pères prend, en tout, de seize à dix-sept heures.

La distance entre les deux endroits est de 250 milles.

Comme pendant l'hiver, la glace sur le lac n'est pas toujours sûre, que, le printemps, de bonne heure et l'automne tard, le trajet entre la Baie des Pères et le Long Sault est pénible, le gouvernement provincial fait faire un chemin de colonisation entre ces deux localités. Il y a aussi d'autres chemins de colonisation dans les cantons arpentés et divisés.

Notons de suite que le Pacifique fait prolonger sa ligne depuis Mattawa jusqu'à la tête du lac Témiscamingue.

Les colons se rendant au Témiscamingue, par voie du Pacifique, ont droit à un passage de Québec à Mattawa, au prix de $8.20 ; de Montréal à Mattawa $5.30 ; pour le même trajet, aller et retour: ^12.30 de Québec et $7.95 de Montréal. Les effets des colons bona-fide sont transportés de Montréal à Mattawa, au

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taux de 48 cts par cent livres ou $39.00 par wagon.

Les enfants de 6 à 12 ans ont droit à un demi-billet.

De Montréal au Témiscamingue, la compagnie du chemin de fer transporte, de plus, gratuitement, 150 Ibs de bagage pour chaque colon adulte et 75 Ibs par enfant porteur d'un demi-billet.

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