SIR CHARLES BAOOT III
1843. ^Malgré qu'il appartînt an vienx parti tory anglais, il avait une grande largeur de vues et d'idées et une longue expérience politique. Sa mort fut regrettée, principalement par l'élément canadien-français, auquel il s'était efforcé de rendre justice.
Dent {TJic last fort\ \ears) fait la remarque qu'il fut le premier gouverneur général qui rendit parfaite justice aux Canadiens-français, et dans le cœur de ces derniers, ajoute-t-il, sa mémoire ne s'est pas effacée.
On a prétendu, sans pouvoir vérifier cette affirmation, que les rebuffades que sir Charles Bagot reçut du Colonial Office au sujet de ses derniers actes politiques, et principalement au sujet de l'entrée de ]M. Lafontaine au ministère, ont abrégé ses jours. Il est certain qu'une correspondance, dont la nature n'a jamais été dévoilée, a été échangée peu de temps avant la mort de Bagot. Il est aussi bien avéré que lord Stanley, qui présidait alors au Colonial Office^ voyait d'un mauvais œil l'établissement du gouvernement responsable au Canada. Sur son lit de mort, Bagot fit venir ses ministres et leur fit ses adieux ; la scène fut touchante et les derniers mots qu'il leur adressa furent pour les
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supplier de «défendre sa mémoire.» Il s'attendait donc à des attaques et croyait avoir besoin de ses ministres au Canada pour le défendre, n'espérant plus rien de l'Angleterre.