‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 124 sur 205 · Roschach, t. XIII. p · texte numérisé non relu

Roschach, t. XIII. p

2. A. de Boislisle, la Cour des comptes de Paris. Pièce justificatives pour servir à l'histoire des premiers présidents. 1873. Intr. — Guyot, Répertoire de jurisprudence, t. III, p. 39.

Languedoc, que leur résistance à l'impôt du vingtième avait fait suspendre ' .

Les pouvoirs des cours des comptes et des aides étaient plus étendus dans les pays d'élections que dans les pays d'états. En Languedoc, la cour des comptes, aides et finances partageait avec les états le contrôle de la perception et la juridiction financière. Elle exerçait cette juridiction sur les receveurs généraux et diocésains. De là de fréquents conflits, des plaintes souvent renouvelées que faisait naître la confusion des règlements et des prédécents. De 1693 à 1717, la cour des aides de Montpellier ne cessa de réclamer une définition nette de ses attributions, sur lesquelles empiétaient, suivant elle, les états de Languedoc-. L'intendant de Basville, avec lequel elle était tantôt en lutte, tantôt en excellents termes (car « dans ce pays, disait-il, on passe aisément d'une extrémité à l'autre »), Basville repoussait en 1717 la demande de la cour, en écrivant au ministre : « Le règlement jetterait de grandes difficultés parce que la cour demanderait beaucoup de choses qui lui sont disputées par le parlement et qui font la matière d'un grand procès. » Il faudrait « se borner, selon lui , à faire exécuter un arrêt du conseil de 1700 qui défendait aux cours des comptes de casser les ordonnances des intendants , sauf à se pourvoir par remontrances au conseil ^ ». En 1736, une commission chercha à régler les attributions de la cour de

1. Delort, Mcin. sur Montpellier, \>. 94. — Roschach, t. XIII, p. 1097.

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