Hibl. nal., fr
230 LES AUTORITÉS LVAMOViBLES.
possédaient un parquet et un greffe'. Les maîtrises des eaux et forêts étaient nombreuses dans certaines provinces; on en comptait huit en ïouraine, dépendant d'un grand maître résidant dans la généralité -. Des juges gruyers, subordonnés aux maîtrises, rendaient des sentences sur les droits forestiers. Les officiers des eaux et forêts tenaient des assises, et multipliaient les sentences à tel point que les ministres les qualifiaient de « vexations à réformer^ ».
A côté de ces juridictions spéciales, il en était deux autres, qui touchaient directement à l'administration : c'étaient le bureau des finances et les élections.
Lorsque les généralités furent établies sous les Valois, le roi constitua dans chacune d'elles un trésorier général, fonctionnaire qu'on désignait aussi auparavant sous le nom de général des finances *. Henri III, en 1577 , en établit plusieurs au lieu d'un seul ; il en forma une compagnie qui fut désignée sous le nom de bureau des finances. Il affaiblit ainsi les ressorts de l'administration royale, tout en donnant à la gestion locale des finances les garanties qui résul-
1. Aboi de ISazinghen, Traité des monnaies, l76i, t. I, p. 198. — On battait monnaie avant 1789 dans 17 villes de France, outre Paris. (Alinanach royal.)
2. Il y avait des grands maîtres des eaux et forêts dans 19 généralités et en Corse. Ils résidaient pour la plupart à Paris. Ils présidaient des tribunaux, composés d'un certain nombre de conseillers; jugeant tantôt avec appel au parlement, tantôt en dernier ressort. Ce tribunal était connu à Paris sous le nom de table de marbre.