‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 129 sur 205 · Inv. arch. Indre-et- Lohe, C. 518 et suivants · texte numérisé non relu

Inv. arch. Indre-et- Lohe, C. 518 et suivants

3. Il y en avait 28 à Bourges, 24 à Tours, 23 à Riom, 20 à Dijon, sans compter les présidents, avocats et procureurs du roi. En 1775, on en aurait compté environ 30 par généralité. (R. Dareste, la Justice administrative en France, 1862, p. 27.)

nions périodiques et que la plupart d'entre eux y figurassent, on peut citer le grand moraliste La Bruyère , qui posséda pendant douze ans la charge, le titre et les émoluments de trésorier de France à Caen, sans prendre d'autre peine que d'assister à la séance où il fut reçu '. Racine fut aussi trésorier de France à Moulins. Ils se qualifiaient de chevaliers dans leu-rs actes officiels et généralement étaient reconnus comme nobles. Des intendants, peut-être en conflit avec eux, avaient pu leur contester cette qualité dont ils séparaient. L'intendant de Bérulle, disait en 1686, que dans sa province ils étaient « bourgeois pour la plupart, ou marchands trafiquant encore sous mains », et se vantait « d'avoir fait mettre au rôle des tailles vingt de ces prétendus gentilshommes- ». C'était se montrer bien rigoureux, et sans doute Bérulle était en désaccord avec les trésoriers de Riom. Ceux-ci s'étaient plaints au contrôleur général de ce que l'on eût logé le bourreau dans le palais, la maison du roi, où ils siégeaient. L'intendant répondit qu'on ne pouvait le loger ailleurs : « Les gens des pays aimeraient mieux, disait-il, mettre le feu à leur maison que de l'y recevoir... On ne peut le loger dans le faubourg, parce que les troupes, qui en ont déjà tué plusieurs , l'assommeraient... » Que faire? « On a pourtant bien besoin de lui, et de quoi l'occuper toute l'année^. » On comprend que

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