Bibl. nalionale, fr., 888i
5. Chevalier, p. 186. — Dans la sénéralilé de Pau, le contrôleur général des tabacs paie 1000 livres de capilation, le receveur général, 1500, le contrôleur de Pau, 800; le capitaine général à Oloron, 1000. Il y a de nombreux gardes, brigadiers et sous-brigadiers. (Arch. nationales, H. 1164.) .
les fermiers généraux à faire de grandes dépenses pour la réprimer. En outre des agents qu'ils employaient dans ce but, ils devaient recourir à la maréchaussée et même à l'armée. Les intendants, comme nous le verrons plus loin, les soutenaient de leur autorité. En 1731, la fraude du tabac avait pris de telles proportions que le nombre des contrebandiers dépassait celui des brigades chargées de les poursuivre. On se plaignait même de ce qu'un chef des employés des fermes, de connivence avec les fraudeurs, avait soin de poster sa brigade aux endroits où ceuxci ne devaient pas passer. Les fermiers généraux étaient obligés d'établir deux chaînes de soldats sur les bords de l'Isère pour en surveiller le passage'.
La contrebande était aussi favorisée parle système qui établissait des tarifs de douanes intérieures aux limites de certaines provinces. La plupart d'entre elles étaient assujetties aux « cinq grosses fermes » et au tarif établi par Colbert en 1664; elles comprenaient la majeure partie des régions du nord-est et du centre ; la Lorraine , l'Alsace et les trois évêchés étaient regardées comme provinces étrangères ; elles ne demandaient aucun droit aux étrangers, mais elles en payaient pour les marchandises qu'elles faisaient transporter en France; la Bretagne, les régions du sud-est et du midi étaient réputées provinces étrangères et se trouvaient dans les mêmes conditions 2. Ce régime de douanes intérieures , qui