M'» d'ArgcnsoD, t. VIII, p
devinrent de plus en plus rares , à mesure que s'affermissait le pouvoir des intendants. Une ordonnance du 3 octobre 1701 défendit aux gouverneurs « de s'immiscer dans les élections consulaires et dans les affaires des communautés ^ ». Le duc d'Elbeuf se plaint en 1716 de ce que le magistrat de Saint-Omer n'a pas nommé un trésorier qu'il recommandait, et de ce que l'intendant n'a pas différé, selon son désir, le renouvellement de ce magistrat-. Pourtant les échevins du Havre soumettent jusqu'en 1768 au duc de Saint- Aignan la liste de trois candidats qu'ils présentent à l'assemblée générale pour chaque place d'échcvin vacante. Le lieutenant général de Bourgogne est envoyé à Beaune pour empêcher les intrigues dans une élection^. En Languedoc, le comte de Belle -Isle fait arrêter les consuls de plusieurs villages qui ont été élus contre son gré; mais le sénéchal de Toulouse s'empresse de les faire remettre en liberté 4.
D'ordinaire, les gouverneurs transmettent des ordres du roi aux villes, surtout pour leur demander de faire chanter des Te Deiim à l'occasion des victoires et des traités de paix; ils interviennent dans quelques affaires de la police et de la milice ; ils écoutent et souvent appuient les réclamations des maires relatives à des questions de salubrité qui touchent aux fortifications ou à des questions de re-